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Présidentielle 2016 : Ali Bongo officiellement réélu le Mercredi 31 Août 2016

Présidentielle 2016Nous rejoignons les analyses du confrère Nestor NKANY publiées sur le site Gabon Eco. Nous ajoutons seulement le commentaire suivant :

Ali BONGO a le droit de voler. Mais à notre humble avis, il doit le faire plus intelligemment. Sa supposée réélection pose problème et dans l’état actuel des choses, demeure indigérable. Dieu seul sait de quoi demain sera fait pour le peuple gabonais. Quelle que soit l’issue, les traces laissées seront indélébiles.

« C’est finalement Ali Bongo Ondimba qui remporte l’élection présidentielle du 27 août dernier, selon les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). Une victoire au goût amer pour son principal adversaire, Jean Ping, le candidat d’une coalition de l’opposition qui affirme avoir remporté le scrutin au regard des procès-verbaux en sa possession. Ping appelle ses partisans à défendre désormais leur vote par tous les moyens. Le début d’un bras de fer.

Ali Bongo Ondimba réélu Président de la république gabonaise aux forceps. Le verdict a été rendu public mercredi 31 août 2016 par la Commission électorale nationale autonome et permanente, à l’issue du scrutin présidentiel du 27 août dernier, et ce, au terme d’une longue attente qui a dépassé les limites.

Selon ces résultats, officiels, le Chef de l’Etat l’emporte avec 49,80% contre 48,23% pour son rival, Jean Ping. Une victoire qui ne passe pas pour l’ancien président de la commission de l’Union africaine, qui avait commencé à revendiquer son élection alors que le dépouillement était encore en cours. C’est désormais à ce titre qu’il appelle tous ses partisans à défendre leur victoire par tous les moyens.

Manifestement les prochains jours s’annoncent mouvementés et le fumet d’un grabuge post-électoral n’est plus loin du pays. Surtout quand on sait que le procès-verbal final au niveau de la plénière de la CENAP n’a été voté que par 4 voix pour, 1 contre et 3 abstentions. C’est une victoire très serrée qui rend ainsi ingouvernable le Gabon, au regard du faible différentiel d’à peine 5000 voix qui sépare les deux hommes.

Une victoire problématique qui vient encore accentuer davantage l’hostilité grandissante entre les deux ex-beaux-frères, depuis que Jean Ping a pris définitivement ses distances avec le Parti Démocratique Gabonais, il y a plus de deux ans. Hostilité qui a d’ailleurs atteint son paroxysme durant les deux semaines de campagne, qui ont précédé le vote.

Une campagne axée sur les invectives et autres attaques personnelles plutôt que sur un vrai débat autour des projets de société des candidats. Et avec une polémique née autour des chiffres, notamment le procès-verbal de la province du Haut-Ogooué ( la deuxième du pays après celle de l’Estuaire) qui consacre plus de 95% de suffrages au Président sortant, chiffre contesté par l’opposition qui y voit une manipulation grossière.

La victoire aussi courte d’Ali Bongo complique les choses plus qu’elle ne les résout.

C’est donc une victoire qui risque de plonger le pays dans un bourbier inédit, dont seule la communauté internationale, la France en tête pourra l’extirper. Tout dépendra de la radicalisation ou non de Jean Ping, qui avec ce rendez-vous manqué à 73 ans d’âge, voit là certainement se volatiliser ses ambitions présidentielles. Et Ali Bongo, s’il est réélu au forcing après un septennat mitigé, voit désormais sa légitimité et sa popularité complètement entamées.

Le morceau cette fois est plus gros que celui de 2009 et c’est désormais reparti pour 7 nouvelles années de crise. Quel gâchis ! »

Charles Nestor NKANY

 

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