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La C14, c’est quoi ?

Ombre et lumière : L’art du galvaudage : Les bas-fonds de la politique togolaise

Nous pouvons dire, si la question nous est posée, que la coalition est le produit d’une nécessité. Une nécessité de big bang politique au Togo. Elle ne repose concrètement sur aucune base juridique, ni même politique a fortiori.

En effet, il est notoire qu’au lendemain des manifestations du 19 Août 2017 au Togo, sous l’impulsion du Sieur Tikpi ATCHADAM, la configuration de l’opposition togolaise a été profondément secouée et certains acteurs notamment Jean-Pierre FABRE, chef de file de l’opposition, a senti le vent tourné et dans la foulée, il a choisi de saisir la main tendue du président du PNP afin de créer une nouvelle dynamique au risque de se laisser marginaliser. La perche de Tikpi ATCHADAM a été donc une bouée de sauvetage pour FABRE qui avait opté pour une posture de récupération politique.

Ainsi donc, la C14 est née pour combler un vide grâce à des calculs politiciens complexes de certains acteurs politiques en perdition.

Ce qu’il faut constater, c’est qu’au-delà des apparences, la C14 est gérée par un trio infernal composé de Jean-Pierre FABRE, chef de file de l’opposition, M. Tikpi ATCHADAM, le leader du PNP, un anarchiste professionnel, Mme ADJAMAGBO-JOHNSON, profession : agitatrice. Tout le reste n’était que des comparses, en d’autre terme, quantité négligeable.

C’est ce trio infernal qui a géré toutes les ambiguïtés de cette coalition en mal de sensation forte. Et du mois d’Août 2017 au mois d’Août 2018, on peut parler de l’année de toutes les contradictions et de tous les échecs dus à la stratégie de la surenchère permanente et du déficit d’anticipation.

Au jour d’aujourd’hui, force est de retenir que la coalition a connu un naufrage certain parce que toutes les finalités qu’elle s’était fixée ont été dévoyées et les ambitions perdues :

1°/ le retour de la constitution de 1992 dans sa forme originelle, une chimère ;

2°/ la rétroactivité de la réforme constitutionnelle pour provoquer le départ immédiat du Président Faure GNASSINGBE du pouvoir, un leurre ;

3°/ l’engagement du Président Faure de ne plus poser sa candidature à la fin de son mandat actuel en 2020, une vue de l’esprit.

Au lieu de rectifier ses approches politiques, la coalition s’est emmurée et n’a jamais su faire face aux conséquences du mensonge politique.

Les Togolais ont ainsi assisté impuissants aux bals des anarchistes, ceux-là qui violent la constitution sous le couvert du tourbillon médiatique déjà essoufflé, organisé sur les réseaux sociaux.

En volant au secours de notre pays, la CEDEAO, avec le choix des facilitateurs, a mis un terme salutaire à une forme radicale de la contestation de l’Etat.

Ce qu’il faut savoir, c’est que FABRE est un rebelle sans cause. Il est sans discipline. Il ne peut intégrer le moindre système, ni adhérer à un programme ou à des principes.

Mme ADJAMAGBO-JOHNSON dit n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment sans préjuger des conséquences ni des implications éventuelles de ses propos.

  1. Tikpi ATCHADAM est un cas, un véritable phénomène de société qu’il faut décrypter le moment venu.

Toutes ces données ont rendu la coalition exaspérante. Et c’est cela qui a permis à un observateur avisé de dire que les bas-fonds de la politique au Togo méritent d’être nettoyés de fond en comble.

Pour notre part, nous pensons qu’il faut cesser les polémiques stériles.

En tant que journalistes, nous sommes les faiseurs d’opinion.

Au Combat du Peuple, M. Lucien MESSAN est un amateur de l’histoire, un autodidacte qui comprend le sens caché du combat pour la démocratie au Togo.

C’est pourquoi, nous cernons plus facilement que les autres, les contours des stratégies stériles mises en place depuis 1990 pour parvenir à la démocratie personnalisée.

Dans le contexte actuel, les rêves et les chimères ne sont pas de nature à nous permettre de sortir de l’impasse. Il faut redescendre sur terre. Car, les mêmes causes produisent fatalement les mêmes effets.

S’agissant des élections législatives au Togo, nous disons simplement qu’il est déjà demain et qu’il faut agir dès à présent sur les événements pour avoir gain de cause.

Malheureusement, la coalition manque cruellement de leader. Le vrai leadership fait défaut et c’est pour cette raison qu’elle tourne en rond.

Les propos va-t’en guerre de Mme ADJAMAGBO-JOHNSON risquent de créer un gouffre effroyable dans lequel la coalition finira par s’engloutir.

Un exemple. La coalition a appelé au boycott du recensement. Son appel n’a pas été entendu et suivi. Pendant que l’opération du recensement se déroule, la coalition, paradoxalement, crie aux fraudes et à l’enrôlement de mineurs etc. C’est tout simplement ridicule parce qu’un dicton de chez nous dit « qu’on ne partage pas avec la bouche ce qu’on ne mange pas ».

Il est donc temps, vraiment grand temps que nous sachions qu’ici ou ailleurs et partout dans le monde, la seule THERAPIE à l’injustice, la domination, l’arbitraire voire à la tyrannie, c’est l’ELECTION. Et qu’il faut bien préparer et organiser l’élection dans le temps et dans l’espace pour réussir à atteindre l’objectif qu’on s’est fixé. Le boycott pénalise toujours le boycotteur.

Faute de le comprendre, nous ne verrons jamais le bout du tunnel. Et la première victime sera la coalition, un regroupement contre nature de partis politiques atypiques.

Rodrigue

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