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La coalition des 14 a bu le vin jusqu’à la lie

Législative au Togo : Le boycott, l’arme des faibles

Le moins qu’on puisse dire aujourd’hui, avec le recul, par rapport à la situation politique qui prévaut au Togo, c’est que la coalition des 14 partis qui a choisi comme mode d’emploi politique, les manifestations de rues, a perdu sur toute la ligne. Oui, la coalition a joué et perdu ; car, en définitive, le boycott, c’est l’arme des faibles. C’est une forme de désertion s’il faut s’exprimer en terme militaire.

Au Togo, il y a incontestablement une crise ; une crise de leadership au sein de l’opposition en général et en particulier au sein de la coalition. Car, FABRE a échoué dans sa vaine tentative d’incarner les aspirations profondes des Togolais à la Démocratie.

La preuve, en 1991, à la conférence nationale dite souveraine, FABRE, à l’époque membre du bureau de la Conférence Nationale, et les siens avaient pour mot d’ordre la lutte contre la dictature d’EYADEMA qui bouclait alors 23 ans au pouvoir.

Après l’échec retentissant de la Conférence Nationale, le même FABRE devenu, entre-temps, chef de file de l’opposition en 2013, a un seul mot dans la bouche, « la dynastie des GNASSINGBE pendant 50 ans ».

FABRE n’est même pas capable de dire à la jeune génération qu’il mène en bateau où s’achève la dictature de 1991 et où commence la dynastie de 2013.

Cette propension à la sentence faite d’amalgames, de surenchères, de la démagogie et du populisme, a fait que le champ politique dans notre pays est devenu un univers malheureusement violent.

Et cette violence est d’abord quotidiennement entretenue par certains médias de la haine qui, à force d’armer les esprits pour un affrontement, se trouvent, à leur tour, confrontés à une crise d’existentialisme en raison du manque total de crédibilité dans l’exercice du métier de journaliste.

S’il y a une évidence que personne ne peut nier, c’est que partout, dans les situations de crise, de troubles socio-politiques ou de guerre, la désinformation et la propagande mensongère ont souvent été utilisées pour mobiliser et instrumentaliser les foules et tromper l’adversaire ou l’ennemi.

Malheureusement, de nos jours, les médias sont devenus beaucoup plus sophistiqués qu’autrefois, et le « bourrage de crâne » se fait plus facilement par les canaux de Facebook, Twitter, des réseaux sociaux, bref des médias alternatifs (internet).

Au Togo, ces médias sont directement utilisés pour lancer des appels à la haine et à la violence. Au Rwanda, on se rappelle la tristement célèbre Radio Mille collines qui a préparé et accompagné le génocide. Mais cela ne dissuade guère les tenants de la propagande de la haine pour chasser du pouvoir, Faure GNASSINGBE, leur cible principale, l’agneau sacrificiel et le souffre-douleur qui ne trouve aucune grâce aux yeux de ceux qui croient qu’ils ont reçu pour mission sacrée d’instaurer la démocratie au Togo en usant de l’insurrection populaire.

Les racines de la haine au Togo remontent à la lutte pour l’indépendance. L’assassinat du père de l’Indépendance. Sylvanus OLYMPIO, a cristallisé, dans nos mœurs politiques, l’esprit de vengeance et le refus intransigeant de toute stratégie de dialogue ouvert et sans préalable. La virulence des journaux proches de la coalition est une illustration de l’exacerbation de la haine et du rejet de l’autre.

Au Togo, la coalition est prête à tout pour imposer sa vision erronée de la démocratie. Au centre de cette cabale, on retrouve un trio infernal composé de Jean-Pierre FABRE, Mme Brigitte JOHNSON-ADJAMAGBO et Tikpi ATCHADAM.

Tout ce que nous pouvons souhaiter à ce trio infernal, c’est de mettre balle à terre et d’approfondir la réflexion pour trouver une issue plus pragmatique au combat qu’il mène et qui n’est autre chose qu’un travail de Sisyphe.

Autrement, ils découvriront bientôt que les peuples sont versatiles dès lors qu’ils sont atteints de lassitude. C’est le cas au Togo.

En tout état de cause, le bon sens nous commande de reconnaître que 2018 a été l’année la plus stérile de la coalition qui n’a enregistré que des échecs sur tous les plans. C’est pourquoi nous disons que la coalition a bu le vin jusqu’à la lie.

Il faut donc tirer leçon de cette situation pour un saut qualitatif vers des lendemains meilleurs.

Rodrigue

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