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La Coalition des 14 maintient ses manifestations populaires

Tirer leçon de ses erreurs ; En perte vertigineuse de vitesse

Dans l’édition CP N° 991, nous avons écrit un article intitulé « Faire la politique autrement : La coalition de l’opposition victime de ses turpitudes ». Nous avons alors dénoncé l’irresponsabilité des leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition notamment Jean-Pierre FABRE, ex chef de file de l’opposition, qui a toujours voulu maintenir un climat d’insurrection depuis 2010 au lieu d’envisager d’autres voies pour parvenir à ses fins qui ne sont autres que la conquête du pouvoir par la rue.

Il est dommage de constater que ce politicien atypique et la poignée d’individus qui le suivent dans ses basses œuvres, n’ont jamais changé de fusil d’épaule puisqu’ils ont toujours continué à battre le fer chaud, à souffler le chaud et le froid et à faire planer le spectre des manifestations et ce, après leur boycott de l’élection législative du 20 décembre 2018. Nous n’en voulons pour preuve que les sorties intempestives et les diatribes auxquelles se livrent les responsables de la coalition sur les médias pour fustiger et traîner dans la boue les nouveaux Députés élus et l’annonce d’une manifestation à travers le pays le 26 janvier prochain.

Entre autres, nous avons tenté de faire comprendre à Jean-Pierre FABRE et ses comparses que nulle part, il n’est notifié dans la feuille de route que les institutions régulièrement installées notamment la CENI, doit suspendre son fonctionnement pendant la mise en œuvre des recommandations de la CEDEAO. En vain. Ils sont restés inflexibles dans leur logique faite d’amalgame et de surenchère au point de se mettre en marge de tout le processus électoral et ce, malgré l’entière implication de la CEDEAO.  En réalité, et c’est le lieu de le dire pour l’avenir, si débat il devait y avoir autour du fonctionnement de la CENI, la question mérite d’être approfondie et posée dans un cadre plus inclusif, surtout que ce ne sont pas toutes les ascendances de la classe politique togolaise qui sont représentées au sein du comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO.

N’en déplaise à Brigitte ADJAMAGBO qui aime ânonner à tout vent que la coalition incarne les aspirations profondes du « peuple » sans jamais dire d’où elle tient sa légitimité.

La coordinatrice de la Coalition des 14 partis devrait savoir que même s’il existe des pays où les dirigeants sont élus avec une majorité effarante et écrasante (90% et au-delà), cela ne les autorise pas pour autant à s’arroger le titre de porte-voix de la totalité des populations. A la limite, ce dirigeant est élu par ses électeurs mais à l’aune des règles démocratiques, il représente son pays.

Le fait qu’un regroupement de partis de l’opposition prétend, du jour au lendemain, s’exprimer au nom de toute une nation, relève purement de la démagogie voire d’une usurpation de qualité aux fins de semer la confusion dans les esprits.

Ceci dit, revenons au motif majeur pour lequel la C14 a opté pour des manifestations de ce 26 janvier. Le communiqué appelant aux manifestations relève que la coalition des 14 entend dénoncer le coup de force électoral du 20 décembre, et exiger les réformes institutionnelles et constitutionnelles à travers ses nouvelles manifestations… Elle exige également la libération des prisonniers politiques et des acteurs de la société civile arrêtés dans l’exercice de leur droit et la levée de l’état de siège de fait des villes de Mango, Kara, Bafilo, Sokodé et Tchamba… Bref, les mêmes redites.

A ce sujet, nous tenons à souligner que Sokodé et les autres villes citées ci-haut sont loin d’être des villes en état de siège comme aiment le présenter les responsables de la C14.  Et nous le disons en connaissance de cause. Il est temps d’arrêter cette mascarade.

En tout état de cause, nous disons qu’il est triste de constater l’hypocrisie dont font montre les responsables de la Coalition en cherchant à brandir leur droit de manifester quand ça les arrange alors qu’ils n’ont jamais su saisir la perche tendue à eux par le parti au pouvoir.

En cherchant, vaille que vaille, à créer une situation insurrectionnelle et à instaurer un climat délétère au Togo alors que la page des législatives du 20 décembre 2018 est définitivement tournée, Jean-Pierre FABRE et ses compagnons de route ont prouvé à suffisance qu’ils sont en manque totale de stratégie.

La plupart des formations politiques qui se prêtent à ce jeu stérile et dangereux ne pourront s’en prendre qu’à elles-mêmes si elles venaient à perdre le peu de crédibilité qui leur reste dans l’opinion togolaise et internationale.

Il est temps pour la coalition de l’opposition de tirer leçons des erreurs et de passer à autre chose car, notre pays aspire à de lendemains meilleurs. Les Togolais aspirent à la paix et attendent des acteurs politiques plus de réalisme à l’aune des enjeux cruciaux auxquels la nation est confrontée.

Julles

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