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De l’utilisation des écouteurs audio en pleine circulation

Le revers du progrès : Des comportements à risque à proscrire

Il est notoire, ces derniers temps, que beaucoup de conducteurs dont des jeunes pour la plupart se promènent sur la voie publique avec des écouteurs et casques audio. A priori, cela n’a rien d’anormal d’autant plus qu’ils cherchent à rompre avec le vacarme et le brouhaha quotidiens qui règnent dans la rue à cause de la circulation des voitures et autres engins motorisés qui sont sources de pollution sonore et de stress aux individus qui y sont exposés à longueur de temps.

Cette pratique qui aspire à la distraction et à l’évasion est devenue, avec le temps, un mode de vie presque ancré dans la société moderne. Ce que beaucoup ignorent, c’est que l’utilisation des écouteurs en pleine circulation est un facteur à risque puisqu’elle diminue chez l’usager de la voie publique une part de son attention voire de sa concentration, l’exposant d’emblée à des situations accidentelles.

Avec l’évolution de la technologie, la majorité des téléphones mobiles sont équipés de lecteurs de fichiers audio et vidéo et plusieurs autres applications distractives. Cela n’a rien d’étonnant de voir désormais des adolescents collégiens et lycéens et même du cours primaire mettre des écouteurs dans les oreilles à leur sortie des classes et également pendant la récréation.

Un jeune élève de 12 ans qui fréquente un collège privé de Lomé nous confie que « C’est devenu un mode de vie et ça fait désormais partie du style de vie des élèves d’avoir un baladeur mp3 ou, à défaut, un portable équipé de lecteur. Les enseignants ne l’interdisent plus et les élèves ne se cachent plus comme auparavant avant de s’en servir ». Même si les propos de cet élève ne se vérifient pas entièrement dans les collèges et lycées officiels à cause des sanctions qu’entraine le non-respect du règlement intérieur, ces propos sont fondés en partie et reflètent une part de la réalité vécue au quotidien.

Dans les établissements scolaires privés, par exemple, l’inapplication des réprimandes qu’entraine l’inobservation des règles, laisse libre cours à un laisser-aller criard où les jeunes élèves affichent des comportements qui frisent l’insubordination et l’impolitesse. Ainsi, certains enseignants des collèges privés ont rapporté qu’ils ont été sujets à des polémiques inutiles parce qu’ils se sont permis de saisir des téléphones portables que leurs élèves utilisaient alors qu’ils dispensaient des cours. Mal leur en prit, d’autant plus qu’ils sont subitement devenus des indésirables non seulement aux yeux des élèves et des leurs parents, mais aussi d’autres responsables de l’école qui n’ont pas approuvé cette saisie. Tout ceci, parce ces enseignants ont voulu être rigoureux dans leur travail et faire appliquer le règlement intérieur.

Il est grand temps que le corps enseignant prenne, à son corps défendant, ce problème crucial qu’est l’utilisation des téléphones mobiles pendant les cours. Pourquoi ne demandent-ils pas aux responsables de l’éducation d’insérer cette interdiction dans les règlements intérieurs en vigueur dans tous les établissements scolaires du pays ? D’autant plus qu’on sait que cette pratique est proscrite par la police des examens à tous les degrés de l’enseignement.

En ce qui concerne l’utilisation des écouteurs en pleine circulation, il convient de sensibiliser les adeptes à cette pratique sur le risque qu’ils courent et qu’ils font courir aux autres usagers en se bouchant les oreilles au moment même où ils conduisent. La sécurité routière est une affaire de tous. Point n’est besoin de recourir à l’adoption d’une quelconque disposition répréhensive avant de prendre conscience de la valeur de la vie humaine.

Julles

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