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Décryptage : La CEET, hier et aujourd’hui

Décryptage : La CEET, hier et aujourd’hui

Quand la désinformation et la manipulation sont érigées en règle.

De tout temps, la situation de la CEET a toujours préoccupé la Direction et la rédaction du Combat du Peuple. Et pour cause.

Cette société joue un rôle prépondérant dans le développement du Togo. En outre, elle est en situation de monopole. C’est pourquoi, il est indiqué de l’observer de près et au besoin, l’ausculter périodiquement c’est-à-dire dans le temps et dans l’espèce pour déceler les insuffisances éventuelles en temps réel. C’est ce que nous avons toujours fait surtout au montent où la CEET a été privatisée pour devenir TOGO ELECTRICITE.

Etant donc donné que les succès ou les échecs de la CEET impactent directement la vie des Togolais, il va sans dire que la presse a le devoir de cerner et de disséquer tous les contours des actes posés par ses dirigeants.

C’est ainsi que nous avons constaté que, avec l’avènement du Dr Gnande DJETELI à la tête de la CEET, beaucoup d’eau a coulé sous le pont.

Durant tout le temps que M. DJETELI a passé au poste de Directeur Général, tout n’a pas été rose. Au contraire. Les recrutements, les nominations aux postes de responsabilité étaient sujets à caution et suscitaient beaucoup  de mécontentements et de frustrations.

L’évolution même de la société a connu de nombreux ratés parce que, selon nos informations, il y avait eu une sorte de chasse aux sorcières qui ne disait pas son nom. Comme conséquence, la CEET a connu des perturbations chuté et les dettes techniques ou commerciales importantes  paralysaient voire pénalisaient les projets lancés. Paradoxalement, dans le même temps, une certaine presse s’ingéniait à jeter des fleurs à M. DJETELI et à louer sa compétence. En guise de communication, la presse s’est mise au service exclusif de son Directeur Général dont l’image était devenue sacrée et intouchable. Nous avons donc cherché à comprendre le fond et ce que nous avons découvert était ahurissant. Mais, nous avons préféré attendre la suite.

En effet, M. DJETELI, pour se prémunir contre les critiques de la presse, avait pris soin de signer le 1er mai 2014 un protocole d’accord avec un groupe de journalistes appartenant à 16 organes de presse. Au terme de ce fameux protocole d’accord, la CEET versait mensuellement à ces laudateurs une somme de Quatre millions deux cent mille (4.200.000) Frs CFA.

En réalité, les 4.200.000 étaient payés pour faire l’apologie de M. DJETELI au moment où la situation financière de la CEET se présentait de la façon suivante :

– Consommations Energie CEET, impayées vis-à-vis de la CEB          47 Milliards

-Pertes antérieures (report à nouveau) 10,5 Milliards

– Pertes années 2014   6,2 Milliards

– Pertes années 2015   7,2 Milliards

– Pertes budgétisées 2016        7,3 Milliards

Malgré une telle situation d’effondrement, les 16 journalistes stipendiés bénéficiaires ne cessaient de chanter les louanges de M. DJETELI.

Il avait fallu que le Conseil d’Administration, dans la lettre N° 008/CA/CEET.2015 adressée au Directeur Général, crie haro sur le baudet et ordonne qu’un terme soit mis à cette gestion suicidaire. Le Conseil d’Administration avait pris soin de préciser sur une liste en 11 points, les mesures urgentes à prendre pour juguler la descente aux enfers et les dérives enregistrées.

Il se trouve que face à cette sommation ou mieux cet ultimatum, M. DJETELI a fait de la résistance. Et les conséquences n’ont pas tardé. Il fut relevé de ses fonctions.

Mais, l’ancien DG qu’il était devenu ne l’entendait pas de cette oreille. En dépit du fait que la CEET a réussi à remonter la pente et s’en est tiré avec un excédent d’environ 1 milliard frs, les lynchages médiatiques sont, cette fois-ci, plus que jamais virulents. Les journalistes qui bénéficiaient de cette manne ont choisi d’ériger systématiquement en règle la désinformation et la manipulation, quitte à semer la confusion dans l’opinion pour faire croire que les choses vont de mal en pis. Ce qui, heureusement, n’est pas le cas.

Devant cet acharnement et harcèlement médiatique injustifié, certains observateurs n’ont pas hésité à franchir le pas pour subodorer que la main noire qui agit à l’arrière-plan est celle de M. DJETELI. On soupçonne, à tort ou à raison, M. NIKABOU, ancien Directeur des Ressources Humaines d’être son complice dans l’exécution de cette basse œuvre. Si des soupçons pèsent sur les anciens dirigeants, c’est parce qu’on s’était posé la question de savoir à qui profite le crime ?

Pour notre part, nous déplorons, si les révélations que nous venons de faire sont avérées, qu’un ancien Directeur tombe aussi bas au point de chercher à plomber ses successeurs qui sont en train de réussir là où il a échoué.

Nous avons reçu des informations très étonnantes sur la façon dont la CEET a été gérée et nous sommes confortés dans le sentiment que la responsabilité de M. DJETELI dans les errements de cette société est établie.

Nous reviendrons dans nos prochaines parutions sur les détails pour démontrer, si besoin est, que nous n’inventons rien et que les indices réunis à partir d’une panoplie de faisceaux d’informations ne sauraient être infirmés.

D’ores et déjà, nous considérons que cette façon d’agir ne peut que porter préjudice à une société qui a connu beaucoup de difficultés ces derniers temps.

Nous osons croire, qu’il ne nous sera pas demandé de revenir à la charge et que l’initiative de déstabilisation en cours prendra fin pour permettre à la CEET de sortir de l’ornière pour de meilleures perspectives. A bon entendeur…

 

Rodrigue

 

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