Actualités Economie

Des performances qui tiennent du miracle au regard de l’histoire

Croissance économique : Le Togo parmi les pays de l’UEMOA

La croissance économique du Togo a connu une évolution très lente avant 2005 en raison de la rupture de la coopération avec la communauté internationale. A titre d’exemple, le Produit Intérieur Brut (PIB) a enregistré une croissance moyenne en terme réel de 1,4% de2000 à 2008. Cette croissance observée était insuffisante pour réduire significativement la pauvreté au Togo.

A la reprise de la coopération, la croissance réelle moyenne a été de 2,7% entre 2006 et 2008. En d’autres termes, elle a été portée du simple au double en seulement trois ans.

Depuis 2008, une série de réformes économiques a été réalisée en matière de stabilisation du cadre macroéconomique et d’amélioration du climat des affaires. De ce fait, l’activité économique est restée bien orientée dans tous les secteurs, dans un contexte de maîtrise de l’inflation.

Afin de financer le développement, le Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE a opté notamment pour la mobilisation et la diversification des ressources internes. La création de l’OTR participe à cette vision dont la poursuite de l’élargissement de l’assiette fiscale et la réduction des exonérations en est un facteur clé.

L’amélioration du climat des affaires a permis la création de nombreuses entreprises, des investissements directs étrangers et la création d’emplois. Le secteur bancaire et des assurances a connu une profonde mutation témoignant ainsi de la vitalité économique du pays.

La construction des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires répondant aux standards internationaux a permis de renforcer la compétitivité des entreprises et des sociétés installées au Togo. L’accès à l’énergie qui s’est nettement amélioré ces dernières années est un réel motif de satisfaction pour les opérateurs économiques.

Il faut noter que l’un des axes stratégiques du Président Faure est l’entrepreneuriat des jeunes. Des services rattachés à la Présidence de la République, le ministère du développement à la base et le ministère de l’agriculture pilotent des programmes et projets au profit des jeunes pour leur permettre d’être des entrepreneurs de demain. D’ailleurs 20% des marchés publics leur ont été réservés sur  décision du Chef de l’Etat. Des mesures d’accompagnement ont également été prises pour l’atteinte de cet objectif.

La force des différentes politiques en faveur de la consolidation du tissu économique et du développement peut se lire, entre autres : dans les nouvelles mesures prises pour faciliter l’accès au crédit, le partage des risques et la recherche des marchés surtout dans le secteur agricole qui emploie plus de 70% des actifs. Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) peut à ce titre contribuer à relever le défi d’une croissance économique soutenue et la réduction de la pauvreté.

La réduction de la dette intérieure renforce les capacités de financement de l’économie togolaise par le secteur privé et lui permet aussi d’avoir le retour sur investissement.

La gratuité de l’école dans le préscolaire et le primaire, les cantines scolaires, l’assurance maladie qui couvre les fonctionnaires de l’Etat et bientôt d’autres catégories professionnelles renforcent le panier de la ménagère et impactent positivement la consommation finale qui tire la croissance vers le haut.

Les efforts ont été consentis en vue de l’assainissement des finances publiques. Les dépenses publiques sont maitrisées. Mais les filets sociaux continuent d’être renforcés. En 2017, le déficit budgétaire est ressorti à moins de 1,2% du PIB.

Aujourd’hui, au Togo comme partout ailleurs en Afrique, on assiste à la création des entreprises qui doivent pouvoir faire face à la concurrence. La globalisation des échanges ne nous autorise plus à élever les barrières tarifaires. D’ailleurs, les pays qui l’ont fait pour protéger leurs industries naissantes n’ont pas obtenu les résultats escomptés Pour ces raisons, il va falloir renforcer les capacités de gouvernance et de management des entrepreneurs locaux et en mettant en place un mécanisme qui leur permet d’exporter dans de meilleures conditions. C’est pourquoi le Président Faure s’est résolument inscrit dans cette logique en prenant des mesures pour renforcer le secteur privé du pays.

Il faut retenir que le Togo revient de loin. Après 2005, les différentes politiques économiques et sociales du Président Faure lui ont valu la confiance et le soutien des Partenaires Technique et Financiers (PTF) et de l’ensemble de la communauté internationale. En dépit de la conjoncture économique mondiale très difficile, le chemin parcouru aux plans économique et social est à saluer. Le Togo qui marquait le pas avant 2005 joue pleinement sa partition au plan économique au sein des pays de l’Union Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) comme l’indique la figure ci-dessous.

 

Les taux de 2018 restent encore des projections. Pour le Togo, les taux de croissance du PIB réel projetés sur la période 2018-2022 seraient de 5,2% en 2018 et 2019, 5,4% en 2020, 5,6% en 2021, et 5,7% en 2022.

Si nous prenons un scénario plus optimiste en  tenant compte de la mise en œuvre effective des actions prévues dans le Programme National du Développement (PND), ces prévisions de croissance pourraient être dépassées. A ce niveau, la lutte comme la corruption en minimisant le détournement des fonds publics, en garantissant la bonne exécution des projets de développement et la reddition des comptes donnera à coup sûr un sérieux coup de fouet à l’économie togolaise.

NB: Les données statistiques ont été tirées des documents de la Direction de l’Economie et de la commission de l’UEMOA.

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *