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La diaspora togolaise à la croisée des chemins

Débat de fond : Face aux réalités du terrain:

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Très souvent, trop souvent même, nos frères et sœurs qui vivent, pour des raisons diverses, à l’extérieur, se comportent comme si le salut de notre pays, le Togo, viendra d’eux et d’eux seuls.

Malheureusement, leurs parents et familles restés au pays fondent beaucoup d’espoir sur eux et croient en tout ce qu’ils racontent. Et dès qu’ils débarquent pour leurs vacances ou leurs relations d’affaires, nos frères de la diaspora se comportent comme en territoire conquis. Ils croient pouvoir imposer leur vision et leurs admirateurs s’aplatissent devant eux. Pour ceux-ci, leurs paroles est vérité d’Evangile. C’est pour cela que nous avons décidé d’aborder le sujet au fond.

La diaspora, c’est quoi ?

D’après le Petit Robert, la diaspora veut dire : « dispersion à travers le monde antique des Juifs exilés de leur pays. Par extension : dispersion d’une communauté à travers le monde, ensemble des membres dispersés. Les diasporas arménienne, libanaise, chinoise » etc.

Face à cette définition, deux évidences s’imposent.

Les Togolais qui vivent à l’étranger et qui constituent la diaspora d’aujourd’hui, n’ont pas quitté leur pays en même temps ou pour les mêmes raisons. Il y en a qui ont quitté parce qu’ils étaient menacés, d’autres l’ont fait pour des raisons économiques et d’autres encore, parce qu’ils ont étudié à l’étranger, obtenu des diplômes, mais ne sont pas sûrs de trouver chez eux un travail qui répond à leurs qualifications. Ils ont choisi ainsi de demeurer en Europe ou à l’étranger pour travailler et subvenir à leurs besoins. On peut donc raisonnablement dire que la diaspora togolaise est multidimensionnelle. Elle doit donc être gérée avec doigté pour qu’on sache qui veut quoi et qui fait quoi.

En réalité, la diaspora togolaise est multidimensionnelle. Tel ne doit pas être le cas. Une diaspora doit avoir une préoccupation commune : retourner dans sa patrie.

Actuellement, nous sommes en présence de plusieurs composantes de la diaspora.

1°/ Ceux qui ont fui le pays à cause de la répression sous EYADEMA. C’est les plus anciens et les plus réceptifs depuis l’arrivée de Faure au pouvoir.

2°/ Ceux qui étaient à l’origine des violences de 2005 et qui ont fui parce qu’ils ont commis des actes de vandalisme et des exactions que personne ne leur a demandé de commettre. Ils ont peur des représailles. Ils sont les plus réfractaires à tout raisonnement. Ils veulent que le fils d’EYADEMA soit éjecté quel que soit alpha.

3°/ Il y a la grande majorité des étudiants qui ont choisi de rentrer un jour au Togo après leurs études. Ceux-là reviennent souvent en vacances et constatent de visu les progrès qui s’opèrent dans leur pays et en sont fiers.

Ils sont ceux qui constatent qu’en douze ans, Faure GNASSINGBE a transformé le petit village qu’était Lomé, au moment du décès de son père, en une ville appréciée.

Dans ces conditions, on se pose la question de savoir pourquoi des soi-disant membres de la diaspora s’attaquent à ceux qui ne sont pas du même avis qu’eux ?

Pire, ils menacent des journalistes et les traitent des citoyens bons pour l’hôpital psychiatrique de Zébé.

Comment peut-on comprendre que parmi ceux qui vivent en France, un pays démocratique, il y en a qui peuvent se permettre de s’attaquer à un journaliste lauréat de plusieurs prix et doyen de la profession dans notre pays ?

Au Togo, qu’on le veuille ou pas, MESSAN Lucien est un journaliste qui avait fait ses preuves aux moments les plus chauds.

Actuellement, le terrain est balisé et tout le monde joue au m’as-tu-vu.

  1. MESSAN Lucien a reçu des menaces d’un certain Elie SALAH dont nous publions la photo de profil et les propos parce que nous avons écrit un article critique envers Tikpi ATCHADAM que nous connaissons depuis qu’il était l’un des lieutenants de Zarifou AYEVA, président du PDR à Lomé.

Sur ce point en particulier, nous disons que Tikpi ATCHADAM est venu trop tard dans un monde trop vieux. Il doit faire la part entre la réalité et le rêve.

Nous publions, comme élément de preuve, en encadré, les menaces qui nous ont été envoyées sur Whatsapp et qui nous ont beaucoup amusés.

Déjà en 1999, M. MESSAN avait reçu les mêmes menaces parce qu’il avait critiqué Gilchrist OLYMPIO qui, à ses yeux, était, à l’époque, suspect de connivence avec le pouvoir.

En 2005, les menaces ont été mises à exécution. La maison paternelle de M. MESSAN a été attaquée à Lomé. Des dégâts importants ont été causés. La propre maison de M. MESSAN a été la cible d’une attaque violente à Avévé, son village natal situé dans le Lacs. Il avait alors subi un préjudice de 22 millions 500 mille francs.

Nous disons à M. Elie SALAH, l’auteur de la menace, si c’est son vrai nom, que nous n’avons pas peur de lui. Nous l’attendons de pied ferme au Togo pour un débat démocratique. C’est la moindre des choses.

Il est incompréhensible que des soi-disant révolutionnaires menacent des journalistes sur le web, véritable poubelle de l’information. Ceux-là aussi se disent des démocrates ?

C’est le monde à l’envers. On ne peut pas vivre dans un pays démocratique comme la France et s’opposer à la divergence d’opinions dans son propre pays. C’est politiquement incorrect.

Dans la diaspora, il y a des Togolais plus idiots que ceux qui sont restés sur place. Nous le constatons, tous les jours, à nos dépens.

Nous sommes persuadés que la solution au problème togolais ne viendra pas de la diaspora.

Nous avons encore en mémoire le gâchis que certains membres de la diaspora avaient commis à la conférence nationale et qui continuent de nous pénaliser. Ils avaient tout remis en cause alors que le fruit était mûr.

Les Togolais, où qu’ils soient, doivent savoir que le problème togolais concerne indistinctement tous les Togolais, surtout ceux qui sont sur place et qui vivent les réalités au quotidien. C’est un débat de fond. C’est notre opinion. N’en déplaise aux détracteurs.

Rodrigue

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