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DUPUYDAUBY victime de ses propres turpitudes au Togo et ailleurs

Point de vue : Le piège de la truanderie

Dans notre précédente édition, (CP N° 965 du 07 au 11 Mai 2018), nous avons publié un supplément de quatre (4) pages sur l’affaire BOLLORE contre DUPUYDAUBY. Dans ce dossier, nous avons tenté d’apporter la preuve que, s’agissant de l’attribution du contrat de concession de manutention portuaire au Togo, on ne saurait accuser M. Vincent BOLLORE de corruption ni de connivence avec le pouvoir togolais.

En réalité, tout ce tohubohu médiatique est le résultat bien prémédité et muri d’une truanderie. Tous ceux qui ont cerné les contours de cette affaire sont unanimement d’accord pour reconnaître que M. Jacques DUPUYDAUBY est, en tout point de vue, l’incarnation de la bêtise humaine. Cet homme est un truand de classe exceptionnelle en col blanc.

Dans notre dossier donc, nous avons apporté la preuve irréfutable du détournement d’actifs que DUPUYDAUBY a organisé au détriment bien entendu du groupe BOLLORE pour s’octroyer indûment des actions qui ne lui appartiennent pas. A ce sujet, il a été, à juste titre, condamné par les tribunaux au Togo, au Cameroun, au Gabon et en Espagne.

Par contre, ce que nous n’avions pas dit, ni suffisamment expliqué, c’est qu’entre M. Vincent BOLLORE, patron du groupe BOLLORE, un homme d’affaires de dimension internationale dont la détermination et l’opiniâtreté sont légendaires et M. Jacques DUPUYDAUBY, un lascar qui a toujours trainé des casseroles partout où il était passé et qui ne recule devant rien pour rouler ses partenaires ou ses adversaires dans la farine, les relations étaient mal parties parce que piégées d’avance.

En effet, par le fait du Sieur DUPUYDAUBY, qui avait abusé de la confiance de son mentor, leurs relations d’affaires ont été bâties sur des bases malsaines et aléatoires.

Pour tout résumer, M. Vincent BOLLORE avait trouvé en DUPUYDAUBY un homme qui a de l’expérience en matière portuaire. Voulant développer ses affaires sur le continent africain, il a porté son choix sur cet individu pour jouer un rôle précis. Pour ce faire, il a pris les dispositions idoines pour le lancer sur le continent. Il avait fait financer l’opération par ses filiales en Espagne. Jusque-là, tout est normal et il n’y a rien à redire. DUPUYDAUBY avait à sa disposition les sociétés et autres structures écran pour évoluer convenablement. Il était rémunéré comme un prince et bénéficiait de tous les avantages pour réussir. Un contrat fut signé pour une période de trois ans. Il avait toute la liberté d’agir sauf à gruger son patron.

Malheureusement, dès qu’il a mis les pieds à l’étrier, DUPUYDAUBY a vu grand, trop grand et voulait supplanter son patron et bienfaiteur pour tout lui ravir. Que ce soit au Togo, au Gabon ou au Cameroun, il avait mis en œuvre le même scénario d’escroquerie pour détourner l’actionnariat et nouer des partenariats avec d’autres investisseurs comme le groupe CMA-CGM, entre autres.

Cette façon de mener les affaires relève purement et simplement de la truanderie. Et tout a fini par se savoir. D’où la prompte réaction de M. BOLLORE.

En ce qui concerne notre pays le Togo, DUPUYDAUBY n’avait pas mis beaucoup de temps pour comprendre que feu Président EYADEMA avait une obsession, c’est la construction du 3e quai au Port de Lomé. Très subtil, il avait mis dans la balance la promesse de construire le 3e quai. Cela lui a permis d’obtenir la concession en 2001 pour trois ans.

Et il s’était retourné vers BOLLORE pour le convaincre de construire le troisième quai. Il se trouve que M. Vincent BOLLORE est un homme d’affaires prudent et méthodique. Compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires, il avait émis des réserves pour y voir clair. C’est à ce moment que DUPUYDAUBY a joué son va-tout en disant au Président EYADEMA que M. Vincent BOLLORE a refusé de construire le quai. En fin manœuvrier, il a fait comprendre au Président EYADEMA qu’il allait trouver d’autres partenaires pour la réalisation du projet. Du coup, il avait obtenu le feu vert du pouvoir pour avancer. Le hic, c’est qu’il ne peut rien réussir parce que l’actionnariat appartenait intégralement au Groupe BOLLORE. Et pour amener d’éventuels investisseurs à mordre à l’hameçon, il avait réussi, par deux fois, le coup factice de faire poser deux premières pierres du 3e quai en présence du Président EYADEMA et des partenaires encore en herbe. C’était des opérations trompe l’œil destinées à gagner du temps.

Durant toute cette période, il s’organisait pour mettre de l’ordre dans ses désordres en détournant les actifs de BOLLORE.

Etant donné que le coût des investissements est lourd, personne ne prenait le risque de miser sur le Togo un pays en crise, et qui était alors considéré comme le mauvais cheval.

Après le décès de EYADEMA, il avait recommencé le même manège avec le Président Faure GNASSINGBE en lui miroitant la construction du 3e quai.

A ce sujet, le Combat du Peuple avait approché le Président Faure pour en savoir plus. M. MESSAN Lucien en personne a posé la question au Président pour obtenir les éclairages nécessaires. Voici la réponse de Faure :

« Je n’ai rien contre BOLLORE. Je n’ai rien avec DUPUYDAUBY. Notre problème, c’est de trouver celui qui va nous construire le 3e quai. Autrement, notre Port sera relégué au dernier plan dans la sous-région. M. DUPUYDAUBY s’est engagé à le faire. J’attends. Dès que j’aurai la preuve que ce dernier n’est pas sérieux et ne peut pas réussir, j’aviserai. Mais je veux le 3e quai parce que c’est vital pour notre économie. »

Contrairement à son père, Faure qui, à son tour, a posé une troisième fois, la première pierre pour le 3e quai, a vite compris que DUPUYDAUBY était en train de le rouler dans la farine. C’est à partir de ce moment qu’il a accepté de recevoir M. Vincent BOLLORE à Paris en 2006 pour tirer les choses au clair. Et le résultat, c’est enfin le 3e quai.

On s’étonne aujourd’hui de lire dans certains médias des articles qui tentent de créditer la thèse de la corruption en accusant par exemple Charles GAFAN, actuel PDG du Groupe BOLLORE au Togo, alors qu’au moment des faits, le Groupe était représenté par M. COTY, un Français. Le cas de M. BOLOUVI est, à la limite, scandaleux. Lorsqu’un Groupe comme BOLLORE africanise un poste en recrutant un compatriote, on parle de corruption parce que ce dernier est le demi-frère du Président. Le Président Faure aurait pu nommer son demi-frère à tous les postes de son choix. Et alors ?

Nous connaissons les médias togolais qui montent aujourd’hui au créneau. Ils étaient les mêmes qui défendaient bec et ongle M. DUPUYDAUBY au moment où celui-ci avait érigé la corruption en système chez nous. Les journalistes stipendiés qui servaient de relais aux arguties alchimiques de ce truand n’ont rien compris aux visées réelles de celui qui les payait pour le soutenir. Heureusement que le Combat du Peuple ne faisait pas partie du lot. Nous avons gardé notre position parce que nous savions très tôt que DUPUYDAUBY était à l’origine de tous les maux du Port de Lomé et qu’il fallait s’en débarrasser pour avancer vers des solutions réalistes.

Ce que DUPUYDAUBY a fait était criminel. Si M. Vincent BOLLORE a accepté de financer le 3e quai du Port de Lomé au moment où il l’avait fait, il mérite la reconnaissance de tous les Togolais parce qu’il nous a sorti une arête de la gorge après tant de temps perdu avec DUPUYDAUBY, le vendeur d’illusion. Il n’est donc pas notre ennemi. Il est plutôt l’ami du peuple togolais. Et quoi qu’on dise, il a posé des actes concrets irréfutables. Son courage a permis à d’autres investisseurs notamment les Chinois de suivre son exemple en venant au Togo à leur tour. Nous osons croire qu’il triomphera de toutes ces épreuves. Et ce ne sera que justice. Qui vivra verra.

Rodrigue

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