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Editorial

Le Combat du Peuple pour la liberté, la Justice et la dignité humaine.

Editorial

Le Combat du Peuple, votre journal, va boucler au cours de 2019 ses 25 ans d’existence. Nous gardons le secret et vous communiquerons, en temps réel, l’heureux événement.

Le chemin parcouru durant ce laps de temps est long, périlleux, éprouvant mais parfois palpitant et revigorant.

Après des années de péripéties et de vicissitudes de toutes sortes, nous pouvons nous féliciter d’avoir résisté à tous les pièges politiques et aux pesanteurs qui paralysent souvent notre métier. En tout état de cause, nous sommes aujourd’hui plus lucides, donc plus outillés et plus aguerris pour mieux appréhender les contours réels des enjeux politiques auxquels notre pays est confronté.

Notre Combat, c’est le Combat du Peuple togolais pour restaurer son identité vraie, sa dignité ternie et sa liberté hypothéquée. C’est le combat originel et réfléchi de tous les Togolais déterminés à sauver leur pays de l’oppression, de l’obscurantisme, de la démagogie, du tribalisme primaire, de la falsification et de l’amalgame permanent.

Notre Combat, c’est le combat sincère de tous ceux qui luttent quotidiennement pour sauver notre pays de la violence et du chaos. C’est le combat sacré de tous ceux qui luttent pour mettre fin au pillage des maigres ressources de notre pays, pour un développement durable, harmonieux et solidaire de tous les Togolais et pour que nous puissions disposer d’un minimum vital sur le plan économique et social.

Notre Combat, c’est un combat pour la vie et non pour la mort des Togolais. C’est un combat pour le bien-être et l’épanouissement de tout un chacun selon ses mérites et non pour la misère et l’anéantissement des laissés pour compte.

C’est un combat d’avant-garde pour un Togo uni, intégré et démocratique et non un combat d’arrière-garde fondé sur l’intolérance, la démagogie, le pillage ou l’exclusion de telle ou telle région de notre pays.

Le Togo est UN et indivisible. Si vous détruisez ou enlevez une région, une ville ou un village du Togo, si vous détruisez les biens privés d’un Togolais ou les biens publics au nom de votre ambition politique propre, c’est au Togo tout entier que vous portez préjudice. Si vous tuez un Ewe, un Kabyè ou un Akposso, c’est le Togo que vous tuez. Nous serons résolument du côté de toutes les bonnes volontés qui œuvrent sincèrement pour protéger la vie des Togolais innocents. De même, nous combattrons et nous dénoncerons sans ménagement toute personne ou toute action qui porte atteinte à la vie, au bien-être et à l’épanouissement individuel et collectif des Togolais en particulier et de l’Humanité en général.

Le Combat du Peuple, c’est un combat pour la survie collective, c’est un combat pour la VERITE. C’est avant tout un combat d’idées, de tolérance mutuelle et du vivre-ensemble. Un combat pour la libre expression de l’opinion des uns et des autres. Et dans ce combat, nous nous rangeons résolument du côté du peuple, car c’est du peuple et de lui seul que dépend la victoire finale.

« Celui qui fait confiance au peuple et prend appui sur lui est promis à des victoires tandis que celui qui s’attire la réprobation du peuple est voué à l’échec ».

Le Combat du Peuple fait sienne cette pensée austère du dirigeant historique coréen, feu Kim Il Sung, une pensée consignée dans ses mémoires. A travers les siècles.

Au Combat du Peuple, nous disons ce que nous croyons et nous faisons ce que nous disons. N’en déplaise à ceux qui, contre toutes raisons, continuent à exercer des pressions sur notre rédaction pour nous amener à infléchir notre ligne éditoriale vers une posture manichéenne désuète.

Lucien MESSAN

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Le constat

Editorial

Aucun doute n’est plus permis. Il est désormais évident que les élections législatives prévues pour le 20 décembre 2018 auront lieu à terme échu en dépit des jérémiades des uns et surtout des menaces de Mme JOHNSON-ADJAMAGBO qui se prend pour le nombril du jeu politique au Togo. Nous sommes aujourd’hui au jour J moins 3. En d’autres termes, pour paraphraser nos frères militaires, nous disons que : « Quelle que soit la physionomie du mouton, la fête aura bel et bien lieu ».

Il nous semble indispensable de rappeler à nos compatriotes, et pour les besoins futurs de l’histoire, que la date du 20 décembre 2018 a été fixée et entérinée par deux Conférences des Chefs d’Etat de la CEDEAO qui ont fait un constat d’échec face à leurs tentatives infructueuses d’amener les Togolais eux-mêmes au consensus en faisant preuve de compréhension, de modération et de patriotisme.

En effet, la position intransigeante de la C14 qui a fait du départ immédiat ou en 2020 du Président Faure GNASSINGBE du pouvoir un casus belli, a poussé les facilitateurs qui, sans pour autant jeter officiellement l’éponge, ont préconisé l’organisation des législatives pour décanter un tant soit peu une situation qui leur semblait inextricable.

La question fondamentale des réformes a également capoté parce que la C14 faisait du départ du Président Faure GNASSINGBE un abcès de fixation.

Malgré tous les conseils prodigués, la C14 reprend toujours avec la main gauche ce qu’elle a concédé avec la main droite. La stratégie était simple : se servir d’une virgule, d’un quelconque vide pour donner une interprétation fantaisiste voire cavalière à une disposition non explicitée de l’accord ou d’un relevé de conclusions. Bref, tout est fait pour marquer le pas et ralentir toute avancée vers le compromis. La coalition a toujours dansé le tango avec les facilitateurs qui, manifestement, avaient constaté la mauvaise foi des représentants de ce regroupement politique. Et, naturellement comme il fallait s’y attendre, la lassitude a pris le dessus sur tout le reste. Car, à toutes les supercheries et impostures évoquées ci-dessus viennent s’ajouter le chantage permanent et la volonté affirmée d’exercer la violence à travers les manifestations de rues pour bloquer l’économie du pays et, par ricochet, la République.

Il fallait donc absolument recourir au verdict du peuple. Et c’est ce que redoute le plus la C14 qui persiste à poser des exigences plus farfelues les unes que les autres.

Si la CEDEAO a opté pour la solution électorale, c’est pour clarifier les choses et aller de l’avant.

D’une part, le mandat actuel des Députés a déjà expiré.

De l’autre, il faut élire de nouveaux Députés pour donner une nouvelle légitimité au Parlement et pour, en même temps, permettre de pourvoir au remplacement des Députés qui désertent l’hémicycle pour se consacrer aux marches dans les rues. Les Institutions ayant toujours vocation à fonctionner pour jouer leur rôle dans la République.

S’agissant des répressions, il ne faut jamais perdre de vue que la répression des forces de sécurité a toujours été une réaction à l’action de violence posée malheureusement et très souvent par les militants des partis politiques qui cherchent à en découdre.

Certes, nous avons toujours condamné la violence sous toutes ses formes. A nos yeux, la mort d’un seul Togolais, c’est déjà trop.

Mais, il est difficile, voire impossible, d’empêcher quelqu’un de mourir si telle est sa volonté. Nous savons que la coalition des 14 compte dans ses rangs des assoiffés de sang qui croient dur comme du diamant que si le sang ne coule pas, la communauté internationale ne se préoccupera jamais du cas de notre pays. Allez-y comprendre quelque chose à cette posture et le voile sera levé. N’oubliez jamais la fusillade de la place Fréau Jardin en 1992 dont on pouvait faire l’économie en annulant purement et simplement la manifestation. On ne l’a pas fait parce qu’on voulait voir le sang couler. Le Prof. GNININVI ne peut pas nous démentir.

Nous sommes fondés de dire que les mêmes acteurs sont actuellement à l’œuvre en catimini dans leur sale et macabre besogne.

Ceci étant dit, les élections se dérouleront comme programmées.

Le boycott de la C14 est du pain béni pour le pouvoir, une occasion à ne pas rater.

En revanche, c’est la C14 qui va payer le prix cher parce qu’elle est victime de ses propres turpitudes.

Si les responsables de ces partis s’imaginent qu’ils pourront remettre cette réalité en cause, ils seront soumis à la rigueur de la loi et tout porte à croire que, cette fois-ci, la Justice ne transigera pas avec ses prérogatives.

Alors, nous disons simplement, à chacun sa guerre. Mais il ne faut jamais tricher avec les règles. On ne peut pas se dire démocrate et refuser de participer aux élections sous prétexte qu’elles ne seront pas transparentes en dépit de l’accompagnement des experts de la CEDEAO. C’est tout simplement ubuesque.

Lucien MESSAN

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Repenser le Togo

Editorial

A l’aune des événements qui ont jalonné le cheminement cahoteux de notre pays depuis son indépendance, nous sommes aujourd’hui fondés d’exhorter la classe politique, sans distinction, et le peuple togolais à repenser le Togo pour un meilleur devenir afin de briser le cercle vicieux dans lequel notre pays s’est embourbé depuis des lustres.

Car, ce qui caractérise et bloque véritablement et fondamentalement notre vivre ensemble restent et demeurent l’apologie de la haine, l’intolérance et surtout la personnalisation à outrance du débat politique par une cristallisation effrénée sur certains acteurs au lieu de faire la part des choses chaque fois que c’est nécessaire.

Certes, on ne peut pas faire la politique en épargnant les acteurs au pouvoir ou en les mettant sur le même pied d’égalité que les autres.

En effet, ceux qui portent la responsabilité des choix qui impactent la vie des citoyens sont comptables devant le peuple. Cependant, leur part de responsabilité ne dédouane pas l’opposition qui doit jouer un rôle d’aiguillon dans l’intérêt général.

Il est donc temps, vraiment grand temps, de revisiter notre histoire et de nous interroger sur les causes réelles de nos difficultés pour déterminer si nous sommes les victimes ou bien les artisans de notre infortune.

En réalité, on n’a pas besoin d’être devin pour reconnaître, sans hésitation, que nous sommes à la fois artisans et victimes de nos égarements et errements.

Nous devons donc faire la promenade à travers les questions cruciales que pose la condition humaine. Cela nous permettra de savoir que (hélas !) le pardon est l’unique solution à nos problèmes.

Commençons donc par le commencement :

1/° La lutte pour l’indépendance et ses retombées négatives.

2°/ La qualité des hommes qui ont pris les destinées de notre pays en main au lendemain de notre accession à la souveraineté internationale.

3°/ Les différentes et vaines tentatives de réconciliation entre les fils d’un même pays.

A notre humble avis, il faut remonter à la source. Et c’est le lieu plus que jamais de le dire.

Le premier Président de la République togolais, feu Sylvanus OLYMPIO, avait dit un jour : « Dieu m’a donné tout sauf la pitié ».

C’est pourquoi, au lendemain de notre indépendance, il a continué à nourrir une haine viscérale et contagieuse envers ses adversaires politiques d’alors qui, à ses yeux, faisaient partie de la 5e colonne parce qu’ils ont soutenu le colonisateur blanc. Pour feu OLYMPIO, ces Togolais méritaient châtiment. Et la meilleure méthode qu’il a choisie, c’est de les réprimer, dans un premier temps, par la milice de son parti (CUT), les Ablodé-sodja tristement célèbres dans leur razzia. Ces inconditionnels dont l’esprit était armé de vengeance par les dirigeants, n’ont pas fait dans la dentelle. Systématiquement, ils ont brûlé, détruit et réduit à néant tous les biens meubles et immeubles de leurs cibles qui, à leurs corps défendant, n’ont dû leur salut que dans la fuite et l’exil.

Cette entreprise de répression a créé chez les réfugiés une frustration et une haine profonde. Conséquemment, le Président OLYMPIO a été purement et simplement abattu avec l’aide des colons pour qui c’était une opportunité à saisir. Il appartient aux historiens de restituer la vérité historique sur ce dossier piège hautement sensible.

L’arrivée au pouvoir du Président Nicolas GRUNITZKY, lui-même victime de la répression des Ablodé-sodja, n’avait pas permis d’assainir la situation parce que le meurtre du père de l’indépendance a, dans un premier temps, choqué profondément ses partisans qui ont juré de le venger.

Comme on le voit, la haine et l’intolérance se sont installés dans les deux camps. Il faut tirer une première conclusion : OLYMPIO a raté le rendez-vous historique et nécessaire de la réconciliation des fils et filles du Togo après l’indépendance. Il fallait tourner la page et nous n’en seront pas là.

La suite est connue. Les 38 ans du règne sans partage de feu EYADEMA n’avait rien arrangé. En raison de l’entêtement des partisans d’OLYMPIO à accepter la paix des braves pour une réconciliation vraie, EYADEMA, en bon militaire, a resserré les vis et le pays était pris en étau et ployait sous les fourches caudines d’une dictature implacable qui n’a fait que raviver les haines et conforté les uns et les autres dans un face à face de défi permanent et d’intolérance exacerbée.

L’arrivée de Faure au pouvoir en 2005, loin de calmer les ardeurs belliqueuses, a provoqué une vague de mécontentements qui avaient failli engloutir le Togo. N’eût-été sa sagesse.

Aujourd’hui, des générations sont passées. Il faut raisonnablement enterrer la hache de la guerre en exorcisant les démons de la haine et de la division. C’est ce qui nous reste à faire.

Pour cela, il faut promouvoir à l’échelle nationale, une véritable politique de changement de mentalité en restituant fidèlement les faits marquant de l’histoire de notre pays pour permettre à la génération future de connaître sans état d’âme, la vérité historique sur notre nation, notre patrimoine commun. Ainsi tout pourra rentrer dans l’ordre, même si c’est avec le temps.

C’est pourquoi, à notre humble avis, nous souhaitons qu’il faut repenser le Togo. Et dès maintenant. L’initiative doit venir du Président Faure GNASSINGBE à qui incombe le soin d’agir.

Rodrigue

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Le grand miroir

EditorialDepuis le 19 Août 2017, tout a été mis en œuvre par un groupe de partis politiques pompeusement appelé la coalition des 14, pour accréditer la thèse selon laquelle le Togo est un pays en crise, sans pour autant étayer cette assertion d’une quelconque preuve.

Et pour atteindre leur finalité, cette coalition a organisé de nombreuses manifestations de rues pour mettre la pression et créer la tension. Ainsi, un semblant d’évidence a fini par s’imposer à tous parce que les soubresauts politiques repris et amplifiés sur les réseaux sociaux devenus les principaux vecteurs des opprimés de la terre, ont semé la confusion dans les esprits et sur le plan international, notre pays est perçu voire considéré comme politiquement et socialement malade. Il se trouve qu’en réalité, nous ne sommes pas les survivants de l’extrême. Loin de là.

Oui, il est temps de le dire et de le répéter. Le Togo n’est pas en récession démocratique. Ce n’est pas parce que Faure s’appelle GNASSINGBE et qu’il a passé 13 ans au pourvoir que le Togo reste et demeure une dictature. Il y a eu une évolution positive incontestable.

Nous devons donc regarder dans le grand miroir c’est-à-dire faire une rétrospective honnête de ce qui a été fait depuis l’avènement de Faure au pouvoir. Certes, le Président a pris les destinées de notre pays en main dans des circonstances controversées et difficultueuses. Et nous devons le reconnaitre, des moyens tirés par les cheveux ont été utilisés à l’époque. Mais, l’histoire d’un peuple ne saurait être ponctuelle. La vie d’un pays est toujours dynamique et soumise à une évolution inévitable.

 Nous devons regarder dans le grand miroir parce que nous avons tous une responsabilité de solidarité envers notre pays.

En 2005, le Togo était, c’est le lieu de le dire, un pays virtuel en tout point de vue. Nous avions touché le fond, mais contrairement à toutes les règles de la physique, nous avons commencé à nous enfoncer sous sol. Les perspectives d’avenir étaient complètement bouchées. Il fallait un homme de conviction et de cœur pour faire face à une situation aussi chaotique.

Faure GNASSINGBE s’est révélé cet homme qui avait pris conscience de la réalité que vivait notre pays par la faute du régime de son père dont il avait certainement senti le besoin de solder le lourd passif.

Lentement et sûrement, il a œuvré, ces derniers temps, pour normaliser le Togo. Des progrès tangibles ont été enregistrés.

Il va sans dire que beaucoup de choses restent à faire. Nous ne sommes pas là pour le nier d’autant plus que 9 mois de grève générale illimitée et 15 ans de suspension de la coopération économique continuent lourdement de peser dans la balance et de pénaliser encore les conditions de vie dans notre société.

En regardant dans le grand miroir, nous devons donc accepter que du chemin a été parcouru. C’est ainsi que nous pouvons combattre l’émergence d’une culture de survie elle-même contre-productive.

Ce que nous constatons en revanche, c’est que la coalition a plutôt tendance à créer des adeptes de la dramatisation politique tous azimuts à des fins de conquête du pouvoir.

L’heure du bilan de Faure ne va plus tarder. Des voix plus autorisées le feront en temps opportun parce que le déficit de communication qui caractérise le régime de Faure n’est pas synonyme d’inaction dans bien de domaines.

Nous sommes optimistes parce que la démocratie de demain, c’est déjà maintenant.

Lucien MESSAN

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Le Combat du Peuple pour la liberté, la Justice et la dignité humaine.

EditorialLe Combat du Peuple, votre journal est dans sa 24ème année d’existence.

Le chemin parcouru durant ce laps de temps est long, périlleux, éprouvant et palpitant.

Après des années de péripéties et de vicissitudes de toutes sortes, nous pouvons nous féliciter d’avoir résisté à tous les pièges politiques et aux pesanteurs qui paralysent souvent notre métier. En tout état de cause, nous avons gagné en lucidité par l’expérience, donc plus outillés pour mieux appréhender les contours des enjeux politiques auxquels notre pays est confronté.

Notre Combat, c’est le Combat du Peuple togolais pour restaurer son identité vraie, sa dignité ternie et sa liberté hypothéquée. C’est le combat originel et radical de tous les Togolais déterminés à sauver leur pays de l’oppression, de l’obscurantisme, de la démagogie, du tribalisme primaire, de la falsification et de l’amalgame.

Notre Combat, c’est le combat sincère de tous ceux qui luttent quotidiennement pour sauver notre pays de la violence et du chaos. C’est le combat sacré de tous ceux qui luttent pour mettre fin au pillage des maigres ressources de notre pays, pour un développement durable et solidaire de tous les Togolais et pour que nous puissions disposer d’un minimum vital sur le plan économique et social.

Notre Combat, c’est un combat pour la vie et non pour la mort des Togolais. C’est un combat pour le bien-être et l’épanouissement de tout un chacun selon ses mérites et non pour la misère et l’anéantissement des laissés pour compte.

C’est un combat d’avant-garde pour un Togo uni, intégré et solidaire et non un combat d’arrière-garde fondé sur l’intolérance, la démagogie, le pillage ou l’exclusion de telle ou telle région de notre pays.

Le Togo est un et indivisible. Si vous détruisez ou enlevez une région, une ville ou un village du Togo, si vous détruisez les biens privés d’un Togolais ou les biens publics au nom de votre ambition politique propre, c’est au Togo tout entier que vous portez préjudice. Si vous tuez un Ewe, un Kabyè ou un Akposso, c’est le Togo que vous tuez. Nous serons résolument du côté de toutes les bonnes volontés qui œuvrent sincèrement pour protéger la vie des Togolais innocents. De même, nous combattrons et nous dénoncerons sans ménagement toute personne ou toute action qui porte atteinte à la vie, au bien-être et à l’épanouissement individuel et collectif des Togolais en particulier et de l’Humanité en général.

Le Combat du Peuple, c’est un combat pour la survie collective, c’est un combat pour la vérité. C’est avant tout un combat d’idées, de tolérance mutuelle et du vivre-ensemble. Un combat pour la libre expression de l’opinion des uns et des autres. Et dans ce combat, nous nous rangeons résolument du côté du peuple, car c’est du peuple et de lui seul que dépend la victoire finale.

« Celui qui fait confiance au peuple et prend appui sur lui est promis à des victoires tandis que celui qui s’attire la réprobation du peuple est voué à l’échec ».

Le Combat du Peuple fait sienne cette pensée austère du dirigeant historique coréen, feu Kim Il Sung, une pensée consignée dans ses mémoires. A travers les siècles.

Lucien MESSAN