Home Editorial

Editorial

Le grand miroir

EditorialDepuis le 19 Août 2017, tout a été mis en œuvre par un groupe de partis politiques pompeusement appelé la coalition des 14, pour accréditer la thèse selon laquelle le Togo est un pays en crise, sans pour autant étayer cette assertion d’une quelconque preuve.

Et pour atteindre leur finalité, cette coalition a organisé de nombreuses manifestations de rues pour mettre la pression et créer la tension. Ainsi, un semblant d’évidence a fini par s’imposer à tous parce que les soubresauts politiques repris et amplifiés sur les réseaux sociaux devenus les principaux vecteurs des opprimés de la terre, ont semé la confusion dans les esprits et sur le plan international, notre pays est perçu voire considéré comme politiquement et socialement malade. Il se trouve qu’en réalité, nous ne sommes pas les survivants de l’extrême. Loin de là.

Oui, il est temps de le dire et de le répéter. Le Togo n’est pas en récession démocratique. Ce n’est pas parce que Faure s’appelle GNASSINGBE et qu’il a passé 13 ans au pourvoir que le Togo reste et demeure une dictature. Il y a eu une évolution positive incontestable.

Nous devons donc regarder dans le grand miroir c’est-à-dire faire une rétrospective honnête de ce qui a été fait depuis l’avènement de Faure au pouvoir. Certes, le Président a pris les destinées de notre pays en main dans des circonstances controversées et difficultueuses. Et nous devons le reconnaitre, des moyens tirés par les cheveux ont été utilisés à l’époque. Mais, l’histoire d’un peuple ne saurait être ponctuelle. La vie d’un pays est toujours dynamique et soumise à une évolution inévitable.

 Nous devons regarder dans le grand miroir parce que nous avons tous une responsabilité de solidarité envers notre pays.

En 2005, le Togo était, c’est le lieu de le dire, un pays virtuel en tout point de vue. Nous avions touché le fond, mais contrairement à toutes les règles de la physique, nous avons commencé à nous enfoncer sous sol. Les perspectives d’avenir étaient complètement bouchées. Il fallait un homme de conviction et de cœur pour faire face à une situation aussi chaotique.

Faure GNASSINGBE s’est révélé cet homme qui avait pris conscience de la réalité que vivait notre pays par la faute du régime de son père dont il avait certainement senti le besoin de solder le lourd passif.

Lentement et sûrement, il a œuvré, ces derniers temps, pour normaliser le Togo. Des progrès tangibles ont été enregistrés.

Il va sans dire que beaucoup de choses restent à faire. Nous ne sommes pas là pour le nier d’autant plus que 9 mois de grève générale illimitée et 15 ans de suspension de la coopération économique continuent lourdement de peser dans la balance et de pénaliser encore les conditions de vie dans notre société.

En regardant dans le grand miroir, nous devons donc accepter que du chemin a été parcouru. C’est ainsi que nous pouvons combattre l’émergence d’une culture de survie elle-même contre-productive.

Ce que nous constatons en revanche, c’est que la coalition a plutôt tendance à créer des adeptes de la dramatisation politique tous azimuts à des fins de conquête du pouvoir.

L’heure du bilan de Faure ne va plus tarder. Des voix plus autorisées le feront en temps opportun parce que le déficit de communication qui caractérise le régime de Faure n’est pas synonyme d’inaction dans bien de domaines.

Nous sommes optimistes parce que la démocratie de demain, c’est déjà maintenant.

Lucien MESSAN

 ————————————————————————————–

Le Combat du Peuple pour la liberté, la Justice et la dignité humaine.

EditorialLe Combat du Peuple, votre journal est dans sa 24ème année d’existence.

Le chemin parcouru durant ce laps de temps est long, périlleux, éprouvant et palpitant.

Après des années de péripéties et de vicissitudes de toutes sortes, nous pouvons nous féliciter d’avoir résisté à tous les pièges politiques et aux pesanteurs qui paralysent souvent notre métier. En tout état de cause, nous avons gagné en lucidité par l’expérience, donc plus outillés pour mieux appréhender les contours des enjeux politiques auxquels notre pays est confronté.

Notre Combat, c’est le Combat du Peuple togolais pour restaurer son identité vraie, sa dignité ternie et sa liberté hypothéquée. C’est le combat originel et radical de tous les Togolais déterminés à sauver leur pays de l’oppression, de l’obscurantisme, de la démagogie, du tribalisme primaire, de la falsification et de l’amalgame.



Notre Combat, c’est le combat sincère de tous ceux qui luttent quotidiennement pour sauver notre pays de la violence et du chaos. C’est le combat sacré de tous ceux qui luttent pour mettre fin au pillage des maigres ressources de notre pays, pour un développement durable et solidaire de tous les Togolais et pour que nous puissions disposer d’un minimum vital sur le plan économique et social.

Notre Combat, c’est un combat pour la vie et non pour la mort des Togolais. C’est un combat pour le bien-être et l’épanouissement de tout un chacun selon ses mérites et non pour la misère et l’anéantissement des laissés pour compte.

C’est un combat d’avant-garde pour un Togo uni, intégré et solidaire et non un combat d’arrière-garde fondé sur l’intolérance, la démagogie, le pillage ou l’exclusion de telle ou telle région de notre pays.

Le Togo est un et indivisible. Si vous détruisez ou enlevez une région, une ville ou un village du Togo, si vous détruisez les biens privés d’un Togolais ou les biens publics au nom de votre ambition politique propre, c’est au Togo tout entier que vous portez préjudice. Si vous tuez un Ewe, un Kabyè ou un Akposso, c’est le Togo que vous tuez. Nous serons résolument du côté de toutes les bonnes volontés qui œuvrent sincèrement pour protéger la vie des Togolais innocents. De même, nous combattrons et nous dénoncerons sans ménagement toute personne ou toute action qui porte atteinte à la vie, au bien-être et à l’épanouissement individuel et collectif des Togolais en particulier et de l’Humanité en général.

Le Combat du Peuple, c’est un combat pour la survie collective, c’est un combat pour la vérité. C’est avant tout un combat d’idées, de tolérance mutuelle et du vivre-ensemble. Un combat pour la libre expression de l’opinion des uns et des autres. Et dans ce combat, nous nous rangeons résolument du côté du peuple, car c’est du peuple et de lui seul que dépend la victoire finale.



« Celui qui fait confiance au peuple et prend appui sur lui est promis à des victoires tandis que celui qui s’attire la réprobation du peuple est voué à l’échec ».

Le Combat du Peuple fait sienne cette pensée austère du dirigeant historique coréen, feu Kim Il Sung, une pensée consignée dans ses mémoires. A travers les siècles.

Lucien MESSAN