Diplomatie

Evénement : Compte à rebours pour le sommet sur la sécurité maritime

Sacré Faure GNASSINGBE !

Le fils qui surpasse le père.

Faure GNASSINGBE

Notre pays le Togo s’apprête à abriter le sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement.

Depuis quelques jours, le compte à rebours de cet important événement prévu du 10 au 15 Octobre 2016 est enclenché et tous les observateurs peuvent constater que c’est du sérieux. Les préparatifs vont bon train à tous les niveaux.

Partout dans la capitale, les signes précurseurs sont visibles et palpables. Un véritable remue-ménage s’organise pour éviter les couacs.

Sur le plan purement sécuritaire, nous assistons, comme jamais, à un déploiement impressionnant des forces de sécurité, toutes catégories confondues. Il s’agit d’une simulation grandeur nature. Toute la ville de Lomé est systématiquement quadrillée. Du jamais vu dans notre pays. Le quartier administratif qui englobe le Palais des Congrès et l’Hôtel Radisson BLU-2 Février, est devenu une véritable citadelle imprenable. Bref, tout est fait dans le calme et la sérénité pour dissuader les éventuelles velléitaires qui seront tentés par l’aventure.

Parallèlement, des missions gouvernementales de sensibilisation sont à pied d’œuvre sur toute l’étendue du territoire national pour expliquer aux populations le rôle qui leur échoit et ce que le Gouvernement attend d’elles. Les émissaires envoyés sur le terrain sont chargés d’expliquer et de convaincre les populations sur le bien-fondé de leur contribution pour combattre les fauteurs de troubles et les semeurs de désordres sous toutes les formes. Les terroristes et autres gangsters doivent donc y regarder par deux fois. C’est dissuasif.

Dans le même registre, et sur un tout autre plan, la ville de Lomé est copieusement astiquée sous tous les angles : l’entretien des rues, des jardins et des places publiques s’intensifie. La capitale est devenue un véritable chantier et tout étranger qui débarque doit se dire que la mobilisation n’est pas un vain mot parce qu’on met les petits plats dans les grands plats : la rénovation des infrastructures, l’assainissement de l’environnement, les espaces verts restaurés, toute une panoplie de travaux qui concourt à l’embellissement de la capitale.

Au Combat du Peuple, nous sommes avares en compliments, mais en l’espèce, l’honnêteté intellectuelle et morale nous commande de reconnaître que nous assistons à des préparatifs jamais égalés dans les annales de l’histoire d’accueil d’un sommet chez nous. Il est vrai que le Togo a toujours accueilli de grands sommets par le passé. Mais, cette fois-ci les choses se font autrement. Et il est permis de dire que Faure GNASSINGBE est en train de surpasser son père si tout se passe bien jusqu’à la fin. Il faut insister surtout sur le fait que le contexte actuel n’est en rien comparable à ce qui se passait du temps d’EYADEMA où le terrorisme n’a pas atteint cette ampleur et avait une capacité de nuisance moindre.

Ceci dit, il y a lieu de souligner que Faure GNASSINGBE, après dix ans de gestion du pays, a surpassé son père dont le bilan de 38 ans est très controversé. Nous le disons sans exagération. Notre pays connait aujourd’hui une véritable mutation dans tous les domaines. N’en déplaise aux détracteurs qui voient le mal partout.

Les infrastructures, notamment les routes, l’électrification, les forages, les latrines publiques dans les hameaux les plus reculés en sont une illustration. Tout cela concourt indiscutablement au développement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ne dit-on pas que la route du développement passe par le développement de la route. Au Togo, cette évidence s’impose.

Nous savons que les critiques sont toujours acerbes. On trouve toujours des Togolais qui se plaignent des difficultés au quotidien. C’est leur droit. Mais, dans quel pays il n’y a pas de difficultés ?

Au Togo, le bâtiment prospère. Les chantiers, les infrastructures routières, malgré diverses fortunes liées à la gloutonnerie et à l’incurie de certains chefs d’entreprise BTP, continuent leur bonhomme de chemin.

Les Togolais bâtissent eux-mêmes à tour de bras. C’est un signe positif. Nous sommes dans un pays relativement sécurisé et jusqu’à preuve contraire, le Togo est un havre de paix dans une sous-région mouvementée caractérisée par la désolation que le terrorisme sème un peu partout.

Certes, certains compatriotes ne partageront pas notre vision aussi optimiste. Cependant, nous ne sommes pas sans savoir qu’il reste beaucoup de choses à faire pour trouver des solutions aux nombreux maux qui nous assaillent et qui, très souvent, sont le fait des prédateurs professionnels de la République. Ces empêcheurs de tourner en rond et qui passent leur temps à accumuler indûment les richesses. C’est le lieu de dire que chez nous, les lois changent mais les habitudes et les méthodes ont perduré, plus discrètement. Mais il faut vaincre les résistances de ceux qui rament à contre-courant du progrès. C’est notre devoir.

Nous savons qu’il faut que le Chef de l’Etat définisse comment nous devons utiliser à bon escient les potentialités et les opportunités qu’offre notre économie. Nous savons que notre parcours est jonché d’une race de crapules insatiables qui continuent à narguer le peuple parce qu’ils jouissent d’une impunité insolente. Mais, tout cela n’est pas une spécificité exclusivement togolaise. On en voit pire ailleurs. Pour aller de l’avant et relever les défis du sous-développement, de l’injustice, de la liberté et de la démocratie, nous devons nous mobiliser pour un changement de mentalité. Nous devons faire preuve de vigilance et de patriotisme pour éviter les pièges du populisme démagogique qui nous guettent à chaque tournant.

En définitive, Faure a déjà surpassé son père. Et c’est une bonne chose pour notre pays. Mais il doit encore faire mieux et se surpasser lui-même. C’est notre vœu le plus cher.

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Rodrigue

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