Politique

FABRE doit cesser de se ridiculiser et de se rabaisser.

Politique : L’art d’abandonner la proie pour l’ombre

 

Nous avons lu avec commisération le communiqué laconique de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) intitulé ” L’ANC condamne les entraves du régime RPT/UNIR au libre exercice des activités des partis politiques ” publié sous la signature du vice-président de ce parti suite à la marche organisée à Lomé, le 03 août 2017, par le Combat pour l’Alternance Politique (CAP 2015), un regroupement de partis politiques de l’opposition.

Il ressort de ce communiqué que les responsables de l’Alliance Nationale pour le Changement en commençant par Jean-Pierre FABRE excellent dans ce qu’ils savent faire de mieux en l’occurrence la récupération des faits. De ce fait, les leaders de ce parti abandonnent la proie pour l’ombre. Nous l’avons toujours écrit dans nos colonnes que le chef de file de l’opposition n’est pas un démocrate parce qu’il aime appliquer la loi de façon sélective surtout lorsque cela l’arrange. La preuve en est que dans le communiqué de l’ANC, lorsqu’on affirme que le parti au pouvoir ” a déployé sur les principales routes d’accès à la capitale, des détachements de police et de gendarmerie, qui se sont livrés à des fouilles systématiques et à des tracasseries de toutes sortes à l’encontre de tous les militants en uniformes de leurs partis “, où veut-on réellement en venir ? FABRE et les siens semblent perdre de vue le fait que c’est parce que les forces de sécurité ont encadré la marche que tout s’est passé sans accroc et qu’on n’a pas assisté aux dérapages auxquels les manifestations de ce genre ont abouti de par le passé.

En prenant donc pour cibles les agents affectés pour la sécurité de la manifestation, nous disons que les responsables de l’ANC abandonnent la proie pour l’ombre d’autant qu’ils n’ont jamais reconnu les voies de fait commis par leurs militants et de tout temps, se plaisent à porter l’accusation sur le pouvoir comme l’instigateur des méfaits pendant les manifestations de l’opposition notamment les casses et les destructions des biens publics et privés.

FABRE doit cesser de se ridiculiser et de se rabaisser. Lorsqu’il se déplace en personne en tant que leader de parti politique et qu’il pose des actes dans ce sens, il est censé savoir qu’il perd son titre de chef de file de l’opposition et, par ricochet, d’institution de la République.  Et pourtant, à quoi avons-nous assisté le 03 août dernier ? Le président de l’ANC, au motif qu’un officier en charge de la sécurité lui a tourné le dos sans répondre aux questions qu’il lui a posées, le traite d’irrespectueux.

En tout état de cause, un agent des forces de l’ordre en mission n’a de compte à rendre qu’à ceux qui l’ont envoyé sur le terrain c’est-à-dire ses supérieurs. Et Jean-Pierre FABRE n’en est pas un à ce que l’on sache. Pourquoi donc s’en prendre à un officier pendant l’exercice de ses fonctions ? A quoi rime la démarche de FABRE ? La question reste posée. Pour notre part, nous pensons qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’une fuite en avant.

Dans un tout autre registre, aucun fondement juridique ne guide la démarche du CAP 2015 comme ses responsables voudraient le faire croire. Sinon, comment peut-on expliquer qu’après avoir accepté de ramener le débat sur les réformes politiques à l’Assemblée Nationale, l’on puisse le reconduire dans la rue ? Cette interpellation du peuple après avoir échoué dans leur démarche, ressemble à de la diversion. Elle a l’allure d’un faux fuyant dans lequel excellent les leaders de l’opposition. Il est temps que cela cesse.

 

Julles

 

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