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FABRE et la coalition défient la CEDEAO

Le fait politique : Sale temps pour la démocratie au Togo

Nous sommes en train d’assister à deux scénarios convergents, mais profondément négatifs :

1°/ pantalonnade de la coalition envers la CEDEAO.

2°/ fanfaronnade de cette même coalition envers le peuple togolais.

Face à ce choc de la négation démocratique que nous ressentons au Togo, nous avons le devoir, en tant que média, de nous interroger et de faire nos commentaires.

Dans tous les pays du monde, la démocratie, en dehors des débats, renvoie fatalement à l’élection pour permettre au peuple souverain de se prononcer et de trancher.

Au Togo, nous assistons à un phénomène absurde qui consacre notre spécificité parce que les acteurs politiques veulent s’assurer de leur victoire avant même de compétir.

Il s’agit de la propension de l’opposition qui se dit démocratique, de renvoyer les échéances électorales aux calendes grecques sous prétexte que les conditions de transparence ne sont pas réunies au lieu de s’atteler à travailler pour créer les conditions idoines pouvant leur permettre de gagner.

Actuellement, le Togo traverse un moment paradoxal où ceux qui se vantent d’avoir le soutien du peuple refusent d’aller à la compétition électorale sous des prétextes fallacieux divers. Et c’est cela qui nous amène à parler de sale temps pour la démocratie au Togo.

Nous n’allons pas toujours épuiser notre énergie à ressasser les faits contraires à la logique démocratique. Nous avons le devoir, sinon l’obligation, d’être dans la dynamique de l’actualité. S’il faut tenir compte de ce simple facteur, nous croyons que nous assistons à une comédie politique au Togo. Ceci nous amène à dire que FABRE, un métis togolais qui n’a aucune racine avec le Togolais lambda pour qui il n’a que du mépris, joue avec les destinées de notre peuple. Ce n’est pas parce que FABRE s’amuse à faire des randonnées démagogiques et populistes au grand marché de Lomé pour haranguer les femmes et leur demander de ne pas exercer leurs activités lucratives, mais de venir plutôt marcher à ses côtés, qu’il a une quelconque compréhension des réalités de la vie quotidienne de ces femmes.

Le premier aveu d’échec vient de sa propre bouche le samedi 17 novembre 2018 lorsqu’il déclarait en substance :

« Pour atteindre l’objectif poursuivi, il faut que les manifestations à venir comptent plus de monde ». C’est la preuve qu’après des mois de cessation de manifestations, les Togolais ont compris et qu’ils ne sont plus spontanément au rendez-vous.

Au-delà de ce constat d’échec, comment peut-on comprendre que la coalition a pour mot d’ordre : « nous venons de lancer le départ du régime Faure GNASSINGBE » tout en accusant, en même temps, la CEDEAO de complaisance, dès lors qu’ils sont partie prenante des négociations ?

Cette façon de présenter la situation relève d’une pantalonnade de la part de la coalition envers la CEDEAO. Ce qui, en même temps, est synonyme de fanfaronnade envers le peuple togolais. Et nous pouvons dire, à juste titre, qu’il s’agit d’une logique populiste.

Si les marches pouvaient résoudre le problème politique au Togo, il y a longtemps que nous trouverions une porte de sortie et nous n’en serions plus à nous tirailler.

Malheureusement, à chaque fois que les voisins ou autres facilitateurs s’investissent pour nous aider à voir le bout du tunnel, nous assistons à une réaction de négation démocratique. C’est ce qui a fait dire que FABRE joue avec la destinée du Togo sans savoir lui-même où il veut en venir.

Après la rencontre de CONAKRY, la banquise a craqué. Le vrai visage de la coalition se révèle. N’est pas démocrate qui veut.

Au Togo, pour les besoins d’une cause perdue, on invente, à longueur de temps, la crise. Si nécessaire, on la réinvente pour exister politiquement.

Au jour d’aujourd’hui, c’est le papier de divorce. La CEDEAO en fera l’amer constat en tant que témoin et facilitateur accompagnateur.

Si l’on veut notre humble avis, nous dirons que la coalition est dans le pétrin. Les manifestations sont devenues une sorte de roulette russe et si nos analyses sont vraies, la coalition est sur un champ de ruine parce que personne ne croit rien conquérir par les marches.

Nous ne voulons pas nous substituer aux acteurs politiques. Nous disons seulement, en revanche, que le Président Faure GNASSINGBE doit comprendre enfin que le temps est son pire ennemi, qu’il doit marquer son temps et qu’il est temps, vraiment grand temps pour lui d’agir. Autrement, il ne convaincra plus personne. Les Togolais doivent aller aux urnes. Avec ou sans la coalition qui n’est pas majoritaire dans le pays. Le reste appartient à l’avenir avec l’actif et le passif des uns et des autres.

Rodrigue

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