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Faure GNASSINGBE et la culpabilité en héritage.

Le tournant : Le plus dur commence

Le Togo, vient, une fois encore, de franchir le difficile cap d’une élection législative après les nombreux soubresauts politiques qui ont secoué notre société ces derniers temps.

Il serait fastidieux de revenir à la charge pour rappeler les vicissitudes de notre vie en commun et les bouleversements que vient de connaître l’actualité politique chez nous.

Après donc l’élection législative, la proclamation des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, le Gouvernement, avec à sa tête, le Premier Ministre Sélom KLASSOU, vient de rendre le tablier. Ils sont actuellement chargés d’expédier les affaires courantes.

Cette démission s’inscrit dans le cadre légal du fonctionnement des institutions de la République. En d’autre terme, nous pouvons dire que c’est dans l’ordre des choses.

Et pourtant, beaucoup d’observateurs pensent, à juste titre, que le plus dur commence, étant donné que le Président de la République qui a moins de deux ans devant lui pour faire oublier tout le mal qu’on a propagé sur sa personne, a l’obligation de résultat à court terme.

La plus important, c’est que le Président qui a le droit de se présenter en 2020 doit rapidement réussir les réformes constitutionnelles et institutionnelles dès lors que tous les moyens sont maintenant réunis pour ce faire. Il doit éviter de nouvelles pressions au sujet desdites reformes pour faire ses détracteurs.

Bien avant, le Chef de l’Etat doit nommer un Premier Ministre dont le profil correspond à la situation qui prévaut et qui va prévaloir.

Ensemble, lui et le chef de Gouvernement doivent constituer une équipe de compétence et d’initiative. Bref, un Gouvernement de combat. Surtout, un accent particulier doit être mis sur la communication gouvernementale, le talon d’Achille du pouvoir. Il faut nécessairement combler cette lacune devenue une plaie chronique dont tout le monde se sert comme alibi pour le jeter à la vindicte publique.

Il est vrai que le Président Faure GNASSINGBE est caractérisé par un esprit de résilience inébranlable. Il n’aime pas céder à la pression des hommes, mais il subit et agit parfois sous la pression des événements qu’il aurait pu anticiper paradoxalement.

C’est grâce à sa capacité d’encaissement intrinsèque que le Gouvernement a pu subir stoïquement la tyrannie médiatique orchestrée par la coalition avec l’accompagnement démagogique et souvent mensonger des réseaux sociaux.

Mais, compte tenu du délai qui lui est imparti avant la prochaine échéance électorale, le Président est tenu de prendre les devants pour évoluer de sa posture défensive à une dynamique offensive.

Nécessairement, Faure doit être le Président des réformes au Togo. Il doit être l’homme qui a conduit à la normalisation démocratique de notre pays. Il a tous les atouts et il ne doit plus hésiter parce que personne ne lui pardonnera d’avoir raté le coche.

Il est notoire qu’en 13 ans, Faure a fait quatre ou cinq fois plus que ce que son père a réalisé en 38 ans. Mais, puisqu’il a la culpabilité en héritage, ses adversaires font l’amalgame et laissent croire qu’il est à la tête d’une dynastie.

Beaucoup de léthargies sont restées au passif de son gouvernement, mais nous osons croire que tous les repères sont désormais plantés pour lui permettre de baliser plus aisément la voie vers la concrétisation de sa stratégie de développement en faveur de tous les Togolais sans distinction. Il a absolument l’obligation de résultat dans les deux ans à venir. Il n’a pas d’autre choix. De sa réussite dépend le salut du Togo.

Rodrigue

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