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La Coalition pose de faux-problèmes, la CENI clôture le recensement dans la zone 2

Législatives 2018 : Le chien aboie, la caravane passe

Le démarrage du recensement électoral le 1er octobre 2018 et sa clôture le 25 octobre dernier, marquent une étape décisive pour les consultations électorales législatives prévues pour cette année.

Toutefois, il y a lieu de constater que depuis le début du recensement des électeurs, la coordination de la coalition de l’opposition n’a ménagé aucun effort pour torpiller le travail qu’abattent les agents de recensement et les membres des Comités des Listes et Cartes (CLC) déployés sur le territoire national.

Etant donné que la plupart des partis qui se trouvent dans la coalition n’ont pas encore de représentativité effective et qu’ils ont appelé, dès le départ, leurs militants au boycott, il est difficile, pour nous, de croire à l’authenticité des informations portant sur le processus de recensement qu’ils déversent régulièrement sur les médias. Qu’à cela ne tienne, Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON et ses compagnons de lutte dénoncent des irrégularités à tout va et promettent de rendre public un mémorandum relatif au recensement dans les deux zones couvertes par les CELI. Nous attendons la publication dudit document pour pouvoir juger sur pièces mais d’ores et déjà, la question se pose de savoir pourquoi ne se réfèrent-ils pas directement à l’institution chargée des élections pendant que le processus d’enrôlement est dans phase active ?

En tout état de cause, la demande de reprise des opérations d’enrôlement effectuées dans les zones 1 et 2 qu’ils ont formulées à la CENI a été balayée d’un revers de main par le président de cette institution et par le Gouvernement qui estiment, à juste titre, que les irrégularités évoquées par la coalition dans sa déclaration liminaire sur le recensement électoral, sont des rumeurs et des accusations fallacieuses dans la mesure où les membres de la CENI n’ont eu l’écho d’aucune plainte venant des populations des régions recensées.

En outre, le président de la CENI est revenu sur les types de problèmes auxquels l’institution chargée d’organiser les élections, a été confrontée. Nous revenons, pour les besoins de la cause, sur ces problèmes.

Les difficultés rencontrées sont de deux ordres :

  • Difficultés d’ordre humain :

La CENI a eu à faire face, dès le début des opérations de recensement des électeurs, à diverses revendications du personnel recruté pour la circonstance notamment les opérateurs de saisie (OPS), les agents techniques, les membres des Comités listes et cartes. Après concertations avec les agents concernés, il a été trouvé une solution appropriée à leurs revendications.

Concernant les membres des CLC, bien qu’étant un démembrement de la CENI, celle-ci a invité les partis politiques à l’aider à les gérer sur le terrain.

  • Difficultés d’ordre matériel :

Le matériel de recensement (kits d’enregistrement biométrique, groupes électrogènes, motos) a connu des dysfonctionnements et des pannes dans certains CRV. La CENI, par le biais de ses techniciens et des agents techniques, a pu apporter des solutions adéquates à chaque situation.

Tous ces divers problèmes rencontrés par la CENI ont pu être résolus grâce à l’appui constant du Gouvernement.

Dans un tout autre registre, un incident regrettable a été déploré le 21 octobre 2018 dans la zone 2 précisément dans la préfecture de Tandjouaré, suite à une incompréhension provenant d’un mauvais conditionnement des kits. En effet, selon nos informations, un problème banal de référence relevé sur les cartes imprimées a suscité le courroux des habitants de deux villages en l’occurrence le village de Gbankone et celui de Gbandagok qui se trouvent dans le canton de Sargou. Ces derniers n’ont pas apprécié le fait que sur leur carte, figure le canton de Doukpone. Le fait que ce soit un autre canton qui figure sur leur carte est interprété comme une fraude. C’est ainsi qu’ils ont intimé l’ordre aux agents opérateurs de saisies de suspendre l’opération. Les tentatives de ces derniers de les convaincre a fait monter la pression. Et les jeunes n’ont pas hésité à saccager le matériel de recensement pour se faire entendre. Dans la foulée, des agents électoraux ont été agressés.

C’est le lieu pour nous d’interpeler le Gouvernement sur le rôle de la Force Sécurité Election (FOSE 2018), la force spéciale mise en place pour la sécurisation de l’élection dans le cadre du processus électoral. Composée de 8 000 agents issus de la gendarmerie et de la police, cette force censée être placée sous le contrôle de la CENI, a brillé par son absence sur le terrain lors du processus d’enrôlement. Autrement, les mêmes problèmes qui s’étaient produites dans la zone 1 et qui ont pu être solutionnés sans que l’on en vienne aux mains, n’auraient pas entraîné autant de grabuges et de gâchis. Toutefois, nous invitons également les citoyens à ne pas se faire justice eux-mêmes mais plutôt à s’adresser aux autorités locales pour pallier les anomalies relevées dans le processus électoral.

S’agissant des dénonciations tous azimuts faites par les membres de la coalition portant sur l’enregistrement des mineurs et d’étrangers, nous attendons qu’ils en apportent la preuve et chacun sera édifié. C’est toujours mieux que de renvoyer les intéressés aux réseaux sociaux qui sont devenus un dépotoir où l’on retrouve toutes sortes de machinations et d’incongruités, somme toute, invérifiables. C’est le moins que l’on puisse attendre de personnes responsables qui se prennent au sérieux. Faute de le faire, l’on serait fondé de croire qu’ils font de l’intoxication dans le but de semer la confusion dans les esprits en ce qui concerne le processus électoral dont ils se sont délibérément écartés.

Que l’on ne s’étonne donc pas de les voir, par la suite, monter au créneau pour parler de fraudes. Heureusement que la majorité des Togolais ne se laisse pas aussi vite abuser.

Au lendemain des manifestations de rues auxquelles la coalition a appelées en septembre 2017 et suite à l’interpellation de militants et de responsables dans leurs rangs, les chefs de file de ce regroupement hétéroclite ont parlé d’arrestations arbitraires, de détenus politiques tout en prétextant connaître les auteurs des casses orchestrées pendant les manifestations. Mme ADJAMAGBO-JOHNSON et Jean-Pierre FABRE ont-ils pu, une seule fois, apporter la preuve de l’innocence des membres de la coalition interpellés et écroués ? Non. C’est pour cela que nous disons que les gesticulations auxquelles ils se livrent pour fustiger le processus électoral en cours relèvent plus d’une manœuvre politique malsaine que d’un acte réfléchi.

En quoi cela les arrange-t-il de crier sur les toits que le délai fixé par la CENI pour faire l’enrôlement et l’audit du fichier est insuffisant ? Le président de la CENI a déjà eu à préciser que c’est le terrain qui leur dicte la marche à suivre mais cela n’empêche pas son institution de se préparer à toutes les éventualités. La CENI n’a d’autre but que de l’élaboration d’un fichier électoral fiable et inclusif. S’il faille donc prolonger le délai des opérations pour permettre aux retardataires de se rattraper, il n’y a aucune raison que la CENI ne le fasse. C’est ce que l’institution chargée d’organiser les élections a fait en rajoutant une heure supplémentaire à l’horaire prévu et en prolongeant de 24 heures la date de clôture des opérations de recensement dans chaque zone. Où se trouve alors le problème ?

En tout état de cause, il est notoire que les responsables de la coalition n’ont de cesse de poser de faux problèmes pour des raisons qui leur sont propres. De la polémique suscitée au sujet de la signature du président de la CENI sur les nouvelles cartes en passant par des accusations infondées de manœuvres frauduleuses jusqu’à la publication de résultats fantaisistes propres à la coalition, au moment même où la CENI n’a pas encore rendu les statistiques des enrôlements dans les zones de recensement, tout est fait pour miner le terrain et armer les esprits mais, une fois encore, nous le répétons : les Togolais ne sont pas dupes et ne sauraient prêter le flanc à la manipulation faite par un groupuscule d’hommes et de femmes en mal de sensation forte. En d’autres termes, le chien aboie, la caravane passe.

En définitive, la CENI a clairement invité les populations à la vigilance. Il est de bon ton que chacun aille vérifier les listes affichées à la fin de la journée dans chaque centre de recensement et de vote. Les irrégularités relevées éventuellement peuvent être dénoncées aux membres des Comités des listes et cartes qui procèderont aux corrections. C’est ce qui se fait partout ailleurs. Tout le reste n’est que folklore et du déjà vu.

Rodrigue

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