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L’apologie du mensonge et du sensationnel de la LTDH mise à nu. (APEDO-AMAH Togoata récidive)

Violences politiques au Togo : Quand des ODDH pondent des rapports sujet à caution

 

Dans l’édition N° 974 du 30 juillet au 03 août 2018, nous avions écrit avec titre à la une, un article intitulé « Dialogue intertogolais : Eviter l’appropriation politique à outrance du débat : Les agitations puériles de certaines ODDH frisent le ridicule. » pour déplorer les prises de position partisanes et tendancieuses de certaines organisations de défense des droits de l’homme qui relaient systématiquement les slogans des partis politiques notamment celles de la coalition de l’opposition au lieu de chercher à faire la part des choses et à restituer la vérité depuis les évènements du 19 Août 2017 à nos jours.

Nous revenons, cette fois-ci, à la charge pour dénoncer l’attitude va-t’en-guerre et diffamatoire de certaines organisations de la société civile prêtes à en découdre avec les Autorités compétentes voire le régime au pouvoir au détriment de leur mission première d’observateur. En l’espèce, un cas particulier a retenu notre attention. La LTDH, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a fait une intrusion inacceptable sur la scène politique en marge du triple sommet de Lomé. C’est très dangereux.

En effet, le 30 juillet 2018, au moment même où les Togolais retenaient leur souffle et que tous les regards étaient tournés vers le sommet conjoint de la CEDEAO/CEEAC et celui de la CEDEAO qui se déroulaient dans notre capitale et qui devait accoucher le lendemain d’une feuille de route relative à la situation politique togolaise, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a fait une sortie intempestive pour publier un rapport sur les évènements survenus depuis le 19 août 2017 dans notre pays.

Selon ledit rapport dont le titre ne laisse aucun doute sur son caractère tendancieux, « Rapport LTDH 2018 DH/Togo : La répression et la torture contre le changement démocratique, Période du 19 août 2017 au 20 juillet 2018 », 22 personnes ont été tuées, 941 blessées dont 202 par balles et 472 arrestations ont été enregistrées à travers tout le pays. Bien entendu, il s’agit là des crimes qui ont émaillé les violences politiques pendant la période susmentionnée.

Ces allégations que le Gouvernement s’est empressé de démentir le lendemain (lire le communiqué du Gouvernement en encadré) ne laissent aucun doute sur la volonté manifeste des auteurs du rapport de la LTDH de peindre le Togo en noir et de rajouter une couche boueuse à la situation politique déjà en déliquescence depuis bientôt un an nonobstant les précautions prises par le Gouvernement togolais qui a rigoureusement publié, à travers les communiqués du Ministère de la Sécurité, des bilans précis à la fin de chaque manifestation.

Nous avons toujours écrit que le Togo ne se construira que par les Togolais et pour cette raison, nous devons toujours savoir raison garder lorsqu’il s’agit de poser des actes qui peuvent impacter négativement et hypothéquer le sort de notre pays. Malheureusement, force est de constater que les mains noires de certains responsables d’associations qui se réclament défenseurs des droits de l’homme mais qui, en réalité, ne servent que des intérêts politiques inavoués, sont plutôt ceux qui, par leur manque de responsabilité et de maturité, poussent le pays vers le précipice.

A la suite des évènements du 19 Août 2017 qui ont ravivé la tension au sein de la classe politique, tout se passe comme si des acteurs de la société civile réunis au sein des organisations mènent une lutte qui ne dit pas son nom aux côtés de la coalition des 14 partis politiques qui ont pris d’assaut les rues pour se faire entendre. Nous avons pu écouter, par exemple, certaines organisations appeler explicitement le Chef de l’Etat à démissionner et former un gouvernement de transition. Pire, certains ont poussé l’outrecuidance jusqu’à mettre en exergue l’incapacité de la CEDEAO à résoudre véritablement le problème togolais puisque les acteurs politiques n’y arrivent pas d’eux-mêmes.

Toutes ces gesticulations inutiles nous ont amené à demander aux Autorités de prendre leurs responsabilités, soit pour clarifier le statut de ces organisations de la société civile, soit pour sanctionner ces organisations conformément aux lois en vigueur qui régissent le statut des Organisations de la Société Civile. Faute de le faire, le Gouvernement laisserait une porte ouverte à une situation floue où les organisations de défense deviendraient des ailes marchantes des partis politiques. Ce qui entraînerait un précédent suicidaire pour la démocratie dans notre pays.

Dans le même registre, il est malheureusement donné de constater que certaines associations de la société civile cherchent à envenimer la situation dans le contexte de tension politique qui prévaut actuellement au moment où l’heure est à l’apaisement et que les protagonistes de la scène politique se préparent à la mise en œuvre des recommandations de la CEDEAO.

A l’instar de la publication du rapport préliminaire sur la répression des marches pacifiques au Togo du 19 août au 20 janvier 2017 par le Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD) et le Réseau Africain pour les Initiatives de Droits de l’Homme et de Solidarité (RAIDHS) qui prétendait qu’il y aurait eu 100 morts au cours des manifestations politiques de l’opposition, le rapport biaisé de la LTDH se révèle être un tissu de mensonges inventé par les auteurs d’autant plus que le chiffre de 22 morts allégué n’a jamais été justifié ni dans le rapport ni ailleurs. C’est pourquoi nous saluons la prompte réaction du Gouvernement qui a promis de lever l’équivoque au moment venu.

Nous ne voulons pas nous appesantir sur le contenu du rapport de la ligue qui a fait un travail bâclé puisque, somme toute, les informations servies aux lecteurs sont les mêmes relayées et qui ont circulé en boucle sur les réseaux sociaux depuis des mois. Ce que nous reprochons nommément à la LTDH, c’est d’avoir manqué d’équilibre dans le traitement des informations et surtout, d’avoir omis volontairement d’aborder le fait que pendant les manifestations de l’opposition, des forces de l’ordre ont été, à maintes reprises, violentées, malmenées et lynchées et que certains éléments ont été égorgés ainsi que leurs armes ont été arrachées par des militants surexcités de l’opposition. Il en a été ainsi des certaines autorités, des paisibles populations et autres symboles du pouvoir qui ont été pris à parti et subi le courroux des manifestants déchaînés qui ont détruit des biens publics et privés sans autre forme de procès. Qu’on ne vienne donc pas nous dire que la violence provient uniquement d’un seul camp comme le laisse entendre la LTDH.

Pour enfoncer le clou, un communiqué émanant de la LTDH le 02 août 2018 pour contrer la réaction du Gouvernement suite à la publication du rapport, vient corroborer le caractère va-t’en guerre de cette association qui se révèle, somme toute, dans une logique de bras de fer avec les Autorités. En effet, selon le communiqué « D’entrée de jeu, il sied de préciser que la LTDH n’a nullement été surprise par cette démarche du gouvernement togolais, coutumier de la dénégation systématique des cas de violation des Droits humains, le contraire nous aurait plutôt étonné étant donné que les autorités togolaises ont toujours critiqué tous les rapports produits par la LTDH depuis sa création sans jamais parvenir à convaincre l’opinion en apportant la preuve contraire. Il nous en souvient qu’en mai 2018 le gouvernement togolais n’a pas manqué́ de critiquer les déclarations relatives à la situation des droits humains au Togo, faites par la FIDH et le Réseau Ouest Africaine des Défenseurs des Droits de l’Homme lors de la 62ème session de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des peuples qui s’est tenue à Nouakchott (Mauritanie) du 26 avril au 09 mai 2018. »

Les faits sont têtus dit-on souvent. Lorsqu’on se rappelle de la réaction de la communauté internationale suite au massacre de Fréau Jardin en janvier 1993 et aux violences post-électorales d’Avril 2005, on comprend aisément la finalité inavouée de ceux qui pondent des rapports explosifs à l’instar de ceux de la LTDH et du REJADD pour ternir l’image du pays.

D’ailleurs, les intéressés ne cachent pas leur propension à raviver les douleurs du passé et à remuer le couteau dans la plaie pour attirer l’attention de la communauté internationale. Dans la préface dudit rapport signé par un certain Prof Ayayi Togoata APEDO-AMAH, enseignant-Chercheur aux Universités du Togo et ancien Secrétaire Général de la LTDH, un récidiviste incorrigible, il est explicitement énoncé ce qui suit : « Tous nos compatriotes victimes de la torture et de la négation de leur humanité par le pouvoir et ses forces de répression avec la complicité d’une justice aux ordres, ont besoin de liberté, pour ceux qui sont encore en prison injustement, et de justice pour tous les autres. Cette justice abîmée ne sera restaurée que le jour où elle prendra courageusement le dessus sur l’impunité qui est un horrible déni de toutes les avancées civilisationnelles de l’humanité »,

Pour notre part, nous pensons que vouloir faire le lien entre le pouvoir, la justice et les forces de l’ordre qui font en majorité un travail fort apprécié, c’est faire preuve de cécité intellectuelle voire d’amalgame à haute dose. Car, les manifestations de l’opposition se sont toujours déroulées sans heurt avant et après le 19 Août 2017 pourvu que les organisateurs respectent les itinéraires dont ils ont convenu avec les Autorités et ce, dans le cadre de la loi portant manifestations publiques de mai 2011.

Que veut donc nous apprendre ceux qui ont rédigé ce rapport conçu à dessein ? Qui plus est, l’auteur de la préface du rapport n’est pas un inconnu au regard de ses positions partisanes. Car, c’est celui-là même qui a parlé de mille morts au lendemain des violences post-électorales de 2005… Ce chiffre a été revu à la baisse plus tard par le mémorandum de la coalition d’alors qui a retenu pêle mêle 500 morts endossés par l’émissaire de l’ONU, M. Doudou Diène, chargé du rapport d’établissement des faits.

Ce comportement irresponsable, injustifié et cavalier de M. Doudou Diène a causé beaucoup de torts aux Togolais parce que l’ONU avait naïvement cautionné le chiffre de 500 morts qui est resté jusqu’à ce jour, négativement emblématique puisque c’est ce qui a été retenu par les historiens qui n’ont jamais voulu tenir compte de tous les autres rapports sérieux publiés après sur ces douloureux événements et qui ont prouvé le contraire.

En tout état de cause, les ODDH sèment l’amalgame et la confusion dans les esprits en publiant des rapports alarmistes, des communiqués et autres déclarations à l’emporte-pièce sur des sujets divers parfois sans importance. Ce qui n’est pas de nature à ramener la sérénité dans un climat politique déjà tendu. Cette pagaille doit cesser. Car, les politiciens recyclés qui animent ces ODDH sont restés désespérément politiciens. C’est triste.

Julles

 

 

Communiqué du gouvernement suite à la conférence de presse de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme au cours de laquelle elle a rendu public son rapport sur la situation des Droits de l’Homme au Togo depuis le 19 août 2017

Le lundi 30 juillet 2018 ; la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a, dans une conférence de presse tenue à son siège à Lomé, rendu public un rapport sur la situation des Droits de l’Homme au Togo, intitulé « LA REPRESSION ET LA TORTURE CONTRE LE CHANGEMENT DEMOCRATIQUE : 19 AOÛT 2017-20 JUILLET 2018 ».

Le gouvernement qui a été invité au dernier moment à cette conférence, à travers le Secrétaire d’Etat chargé des Droits de l’Homme (SEDH), n’a pas été saisi dudit rapport alors même qu’il est d’usage que de tels rapports soient d’abord communiqués au gouvernement.

Le rapport n’était d’ailleurs pas disponible à l’issue de la conférence. A la demande du SEDH, la LTDH a finalement envoyé le rapport par courriel en début d’après-midi du 30 juillet 2018.

Dans sa présentation du rapport, le président de la LTDH a fait état de la typologie des violations des Droits de l’Homme à savoir : assassinats et tentatives d’assassinats, atteintes à l’intégrité physique, maltraitances psychologiques, destructions, extorsions de biens, pillages et vols, atteintes aux biens publics et privés, disparitions forcées, tentatives d’enlèvement et menaces, exactions commises sur les mineurs, viols, rafles militaro-policières, torture et traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Selon le rapport, les auteurs de ces violations sont les agents de l’Etat, notamment les agents du Service de Renseignement et d’investigation (SRI), des groupes de militaires, des agents des unités de police et de gendarmerie des localités, des préfets, les milices et les hommes politiques qui sont pour la plupart membres du parti au pouvoir, occupant des postes de responsabilité dans les régies financières, les instituions de l’Etat et dans le gouvernement.

La LTDH soutient par ailleurs que les incendies et dégradations des édifices publics, des maisons privées et la mort de deux (02) militaires en fonction au domicile d’un ministre, ont servi de prétexte pour mener une campagne d’instrumentalisation ethnique et religieuse enclenchée contre le parti National Panafricain (PNP).

En terme de chiffre, le rapport évoque 22 décès, 941 blessés dont 202 par balle, 472 arrestations, 255 personnes libérées et 53 toujours en détentions.

De toute évidence, il apparaît que ce bilan est partisan et dénué de tout fondement objectif. Le but visé par cette sortie médiatique de la LTDH est de faire porter au gouvernement la responsabilité des violences et des dérapages ayant entraîné des pertes en vies humaines et des dommages considérables sur les biens publics et privés. Le moment et la date choisis pour la publication d’un tel rapport en disent long sur les réelles intentions de leurs auteurs.

Le gouvernement exprime sa désapprobation face à cette présentation tendancieuse du contexte et du bilan des manifestations depuis le 19 août 2017.

La transparence est sans doute l’opérateur moral de la démocratie. Ainsi, comme souligné déjà dans son communiqué du 13 février 2018, le gouvernement a pour sa part toujours démontré sa bonne foi et sa volonté de transparence en faisant régulièrement le point sur les manifestations organisées par les partis politiques, lesquelles manifestations sont encadrées depuis novembre 2017 par un observatoire mis en place par le gouvernement et associant les organisations de défense de Droits de l’Homme, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), les forces de sécurité et les organisateurs des manifestations.

A cet égard, le gouvernement voudrait rappeler que le bilan en ce qui concerne par exemple le nombre de décès au cours de la période considérée est, selon les sources officielles, de sept (07) morts par balles et de sept (07) morts pour diverses causes dont deux (02) militaires égorgés. D’autres sources de la société civile estiment ce bilan, les unes à neuf mort (09) morts (West Africa Network for Peace (WANEP-Togo), les autres à douze (12) (Amnesty International), les autres encore à quatorze (14) (Coalition des associations de lutte contre l’impunité au Togo) tandis que les organisateurs des manifestations évoquent le chiffre de vingt (20) morts.

Le gouvernement rejette en conséquence les accusation fallacieuses et non fondées de la LTDH et appelle une fois de plus toutes les organisations de défense des Droits de l’Homme à plus d’objectivité et de professionnalisme dans l’accomplissement de leur mission. Elles doivent œuvrer en toute impartialité et avec le sens élevé de responsabilité afin de contribuer au renforcement de l’Etat de droit.

Le gouvernement se réserve le droit de donner une suite judiciaire à ce dossier après analyse complète du contenu dudit rapport.

 

Fait à Lomé, le 30 juillet 2018

Le gouvernement

 

 

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