Actualités

L’infantilisme politique a atteint son paroxysme

L’art de la polémique inutile : Les cracheurs de haine dans leurs œuvres

Par la force des événements, le 19 Août est devenu une date repère dans le cheminement politique des Togolais parce que c’est à partir de cette date que l’opposition a repris le flambeau des manifestations populaires qui s’était entretemps étiolé. Sokodé, fief du président du Parti National Panafricain (PNP), Tikpi ATCHADAM, a été le lieu de nombreux actes de violences politiques orchestrées, la plupart du temps, par les militants de ce parti. Malheureusement et comme c’est connu, les responsables de l’opposition n’ont jamais pris sur eux d’appeler leurs chiens de garde à la retenue mais préfèrent plutôt accuser le régime au pouvoir de réprimer sauvagement les populations manifestant pacifiquement à  main nue. Alors que la réalité est tout autre.

C’est dans ce contexte d’irresponsabilité affichée de la coalition de l’opposition qui appelle les populations à descendre dans les rues tout en jouant au Ponce Pilate lorsque les choses dégénèrent que le Chef de l’Etat a entretenu les Forces de l’ordre sur les dernières évolutions de la situation sociopolitique du pays. Après avoir procédé à Akparè, dans la région des Plateaux, à l’inauguration de 10 plaques photovoltaïques puis, au lancement d’un projet d’adduction d’eau potable dans huit localités des régions des Plateaux et Maritime le 10 Novembre 2017, le Président Faure GNASSINGBE a fait un détour au Camp du 3ème Régiment d’Infanterie (RI) de Temedja où il s’est entretenu avec les éléments de cette base militaire en ces termes : « Notre pays le Togo est actuellement perturbé par des manifestations qui, loin d’être pacifiques comme l’autorise la loi, ont été souvent d’une très grande violence. Ceux et celles, qui organisent ces manifestations, portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et les dégâts qu’ils ont causés. » Après avoir survolé le cas de deux enfants tués à Mango et Sokodé, le Chef de l’Etat est revenu sans langue de bois sur le cas des deux militaires tués dans des circonstances atroces à Sokodé. « Ce fut également le cas de vos camarades, frères d’armes le Sergent ELIMA Aklesso et le Caporal-Chef Atcha Natchamba SIZING lynchés et décapités par un groupe d’individus organisés et préparés à cet effet. Je veux de nouveau leur rendre hommage ici, ainsi qu’à leur famille. Ils sont allés avec courage, au bout de leur engagement, au service de la paix que nous voulons tous pour notre pays. Leurs assassins sont activement recherchés. Et tout sera mis en œuvre pour les retrouver où qu’ils se trouvent, les juger et les châtier conformément aux lois de notre République. » Avant d’ajouter que « Aujourd’hui, je suis avec vous pour vous renouveler ma confiance totale. Sous la conduite de vos Chefs, j’ai la conviction que vous vous comporterez toujours en soldats responsables face aux provocations et aux menaces de toutes sortes. Je sais pouvoir compter sur votre courage et votre sens du devoir pour relever tous les défis qui vous seront lancés, et que sans faiblesse, nous saurons ensemble répondre à toute menace ou action terroriste qui pourrait toucher notre pays. »

Il n’en a pas fallu plus pour déclencher des réactions à l’emporte-pièce de l’opposition qui a toujours brillé par son infantilisme. En effet, les cracheurs de haine des partis politiques de l’opposition et certains détracteurs ont interprété ce discours du Président comme des propos va-t’en guerre au motif qu’il serait en train de les jeter, ainsi que le reste de la population, à la merci de l’Armée.

Et pourtant, lorsqu’on analyse ce discours dans le fond, il n’en est rien. Et pour cause. Le Chef de l’État en tant que Ministre de la Défense et Chef suprême des Armées n ’a fait que jouer son rôle de chef en s’adressant directement aux hommes en uniforme chargés du maintien de la paix et de la Sécurité en ces périodes troubles.  Il a voulu, dans un premier temps, rassurer les éléments des Forces de l’Ordre sur le fonctionnement de la justice et les peines encourues par les auteurs des méfaits envers les forces de l’ordre pendant les manifestations de l’opposition, qu’elles soient spontanées ou organisées. Ce que les responsables de l’opposition semblent perdre de vue lorsque leurs militants déchaînés opèrent des saccages, des voies de faits et autres exactions à l’endroit des autres citoyens qui n’adhèrent pas à leurs causes pendant les manifestations.  Dans le même registre, les propos du Chef de l’Etat à Témédja  visent à remettre la pendule à l’heure et combler le vide créé par les organisateurs des mouvements populaires qui font fi d’ignorer que les militaires, les gendarmes et les policiers sont, avant tout, des Togolais comme eux c’est-à-dire leurs compatriotes. En effet, dans leur démarche pour la conquête du pouvoir présentée comme la lutte pour l’alternance politique, les chefs des partis  de l’opposition, en commençant par le chef de file, Jean-Pierre FABRE, ont toujours traité les forces de l’ordre avec mépris comme s’ils étaient exclusivement à la solde du pouvoir. De nombreuses fois, les forces de sécurité ont été qualifiées de « suppôts de la dictature cinquantenaire, soldatesque, bras armés du pouvoir etc.».

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle lorsque celles-ci sont affectées pour encadrer les manifestations de l’opposition, on assiste à des réactions allergiques de certains manifestants qui voient en les forces de l’ordre, le symbole de ce que le pouvoir représente à leurs yeux ; un ennemi à abattre. Ils n’hésitent pas à l’exprimer lorsque l’occasion leur est donné. La suite est connue.

Que dire face à ces considérations erronées sinon qu’il y a un sérieux travail de fond à faire pour débarrasser les mentalités de certains préjugés qui datent de l’ère EYADEMA. Les temps où les militaires servaient sans faille la cause du pouvoir, sont révolus. Quoi qu’on dise,   le pouvoir de Faure GNASSINGBE ne repose pas uniquement sur l’armée parce que celle-ci a déjà démontré, à maintes reprises, qu’elle est au service de la cause commune.

Par contre, si ceux qui cherchent à créer le chaos et en profiter pour accéder au pouvoir, refusent d’assumer les actes vils de leurs militants qui servent leur cause pourrie, il est permis de se demander ce qu’il en sera lorsqu’ils auront conquis le pouvoir. La question mérite d’être posée d’autant plus que la démocratie ne doit, en aucun cas, être synonyme de la violence ni du rejet de l’autre. Nous ne le dirons jamais assez, les irresponsables (la racaille) qui posent des actes inqualifiables, sont en train de creuser un gouffre effroyable dans lequel le pays risque de sombrer si l’on n’y prend garde.

Dans cette situation de tension politique, les journalistes utopistes et partiaux qui ferment les yeux sur les graves événements ou les banalisent, se rendent également coupables et se font complices de la violence. Le silence de la presse face à ce qui s’était passé le 16 Octobre suite à l’arrestation de l’imam Djobo Mohamed Alassani, encourage les dérives auxquelles nous assistons. Pourquoi la presse n’a-t-elle pas condamné ces tueries au même titre que ce qui s’était passé le 19 Août à Sokodé ? Pourquoi s’en prend-t-on plutôt au Chef de l’Etat qui a pris son courage à deux mains pour les condamner ? Au nom de quoi la vie des éléments des forces de l’ordre doivent-elles passer par compte perte et profit ?

Le changement que nous souhaitons tant se fait et se fera quel qu’en soit le rythme. Cependant, nous devons prohiber la violence qui nous a fait beaucoup de torts dans le passé. C’est pourquoi les responsables de l’opposition doivent éviter de poser des actes qui peuvent appeler à des réactions disproportionnelles de nature à remettre en cause la paix et le vivre ensemble qui prévalent au Togo. Le Président Faure l’a déjà démontré et fera, autant de fois que nécessaire, comprendre qu’il peut faire preuve de fermeté. C’est ce que doivent toujours avoir à l’esprit Jean-Pierre FABRE, Tikpi ATCHADAM et leurs compagnons de lutte qui croient que tout leur est permis au nom de la démocratie.

 

Julles

 

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *