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Manifestations populaires : mode d’emploi

Politique : Les méfaits de la posture de l’impasse

Nous sommes au rendez-vous de l’histoire et au carrefour des vérités. Les Togolais doivent désormais faire un choix. Celui du réalisme et du progrès. Il n’existe pas une autre alternative.

Le bras de fer engagé depuis le 19 Août 2017 autour des manifestations populaires orchestrées par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition pour renverser le pouvoir en place, illustre parfaitement la volonté affirmée de la coalition d’aller à la confrontation pour diaboliser le pouvoir en place aux yeux de la communauté internationale en vue d’atteindre une finalité illégale.

Ce que le commun des Togolais ignore, c’est que dans notre pays, les manifestations de rues ne gênent pas le régime en place. Loin de là.

En revanche, nous devons porter notre attention sur l’usage qui en est fait et qui pose énormément de problèmes. Et nous devons expliquer :

1°/ d’une part, l’opposition (entendu la coalition de 14 partis) s’emploie à empêcher les autres compatriotes qui ne sont pas de leur bord à vaquer librement à leurs occupations professionnelles ou commerciales les jours où ils veulent manifester.

2°/ la coalition, partisane donc de la pensée unique, n’accepte pas que les autres citoyens expriment des opinions divergentes qui ne correspondent pas à la finalité de leurs objectifs qui consiste à étouffer l’économie nationale pour se prévaloir de cette situation de blocage pour réussir la pseudo révolution à partir d’une crise artificiellement créée qui n’existe que dans leurs têtes.

Vouloir bloquer l’économie d’un pays pour s’en prévaloir comme alibi et provoquer une révolution destinée à balayer un pouvoir politique en place, ne peut qu’émaner d’un funeste dessein. Cette démarche ne répond à aucune pratique démocratique. Dans ce cas, l’opposition est dans une logique anti-démocratique.

En effet, dans cette lutte, il y a une tendance de fond qui est la conquête du pouvoir politique par provocation du blocage économique.

Malheureusement, ceux qui se sont engagés dans cette voie d’impasse ont choisi une posture suicidaire parce que sans recours. Se servir des manifestations populaires comme arme de conquête du pouvoir, comporte des risques qu’il faut assumer.

Un exemple à retenir :

Tikpi ATCHADAM n’a rien retenu de l’épopée de Gilchrist OLYMPIO, hier un héros, aujourd’hui un traitre.

Les Tem n’ont pas le poids politique suffisant pour faire de Tikpi ATCHADAM l’homme providentiel. D’ailleurs, ce dernier ayant opté pour la voie de l’illégalité, va désormais droit dans le mur.

En l’espèce, les campagnes de haine et de dénigrement sur les réseaux sociaux qui en vont très vite et se font à moindre coût, ne changeront pas beaucoup de choses à ce qui se passe dans notre pays, parce qu’il y a une réalité intangible qui s’impose. Faure nourrit beaucoup d’ambitions pour le Togo et il met en œuvre une politique qui, à terme, peut sortir le pays de l’ornière.

La préoccupation de renverser le pouvoir en place et de le remplacer est une initiative d’ores et déjà vouée à l’échec, parce que, au Togo, le concept de la révolution charrie le manichéisme c’est-à-dire d’un côté les mauvais et de l’autre les bons. Cette vision à priori dichotomique, n’a aucune chance d’aboutir. L’opposition c’est-à-dire la coalition doit retenir une leçon fondamentale : on peut s’envoler en gardant les pieds sur terre.

Il y a, en l’état actuel des choses, matière à désespérer d’une opposition stérile qui a perdu ses boussoles ou ses repères et qui est en perte de vitesse parce que incapable d’innover et de voir plus loin que le bout de son nez.

Nous sommes actuellement dans le vif du sujet.

Dialoguer, c’est bien. Faire des concessions c’est mieux.

Bientôt nous serons soumis aux recommandations de la CEDEAO.

A chacun sa guerre.

Rodrigue

 

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