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Médias : Célébration au Togo de la 24ème Edition de la journée internationale de la liberté de Presse (3 Mai 2017)

Médias : Célébration au Togo de la 24ème Edition de la journée internationale de la liberté de Presse (3 Mai 2017)

La maison de la Presse a connu une animation des grands jours.

Thème : « Des esprits critiques pour des temps critiques : Le rôle des médias dans la promotion de sociétés pacifiques, justes et inclusives ».

La 24 ème édition de la journée du 3 Mai relative à la liberté de la presse a été célébrée le 3 Mai 2017 à la maison de la Presse à Lomé selon le rituel classique, à savoir :

1°/ Discours de bienvenue de la Secrétaire Générale de l’UJIT. Mme Patricia ADJISSEKOU

2°/ Discours de la représentante de la Fondation Friedrich ELBERT.

3°/ Message du Secrétaire Général de l’ONU lu par le Directeur du Centre d’Information des Nations-Unis au Togo

4°/ Discours du Représentant de M. le Ministre de la communication de la Culture de Sports et de la Formation Civique.

5°/ Présentation du rapport de l’OTM sur la liberté de la Presse au Togo par le Président du Tribunal des pairs.

6°/ Enfin, le discours du président de la Haute Autorité de l’Audio-visuel et de la communication (HAAC) M. Pitang TCHALLA.

Tous ces discours ont été prononcés en présence des présidents des organisations professionnelles de la Presse ainsi que de nombreux journalistes de la Presse écrite, privée et publique ainsi que de l’Audio-visuel.

Le rapport de l’OTM a été assez équilibré et a emporté l’adhésion de l’assistance.

Par ailleurs, le Togo a amélioré son score sur le plan international puisque notre pays a gagné deux points en se classant à la 86e place sur 180 selon « Reporters Sans Frontières ».

Il n’en demeure pas moins vrai que malgré ce progrès, « Reporters Sans Frontières » a trouvé à redire parce que féliciter le Togo est compris comme un crime de lèse-majesté et nos censeurs ne sont pas près à franchir le pas.

Pire, l’organisation a aussi indiqué que le nouveau code pénal de 2015 prévoit le retour de la pénalisation des délits de presse avant d’ajouter que cette liberté est fragile et pourrait être ébranlée. Tout cela relève des préjugés défavorables sur notre pays. C’est scandaleux ce parti pris.

En guise de commentaire, nous pensons que Reporters sans Frontières en fait trop quelque fois. Nous tenons à le souligner parce que la réalité du terrain n’est pas toujours ce que l’on croit. La liberté de la presse n’est pas un vain mot au Togo.

En effet, depuis 2004, année de la dépénalisation des délits de presse dans notre pays, aucun journaliste n’a été embastillé et aucun organe de presse n’a été saisi.

Certes, certaines radios et tout récemment le groupe Sud Média (City FM et LCF) a été sanctionné pour des raisons juridiques et administratives. Ce qui n’a rien à voir avec un quelconque harcèlement des pouvoirs publics qui n’ont fait aucune entrave.

Nous suivons tous ce qui se passe un peu partout autour de nous notamment le cas du Niger classé paradoxalement 61e en dépit des arrestations des journalistes et la condamnation à une peine de prison ferme.

Nous déplorons que s’agissant de notre pays, Reporters Sans Frontières cherche toujours la petite bête sur un crâne rasé.

Nous voyons ce qui se passe entre la presse et le nouveau Président TRUMP aux USA.

Ce qu’il faut nécessairement retenir, c’est que la liberté de la presse n’a jamais été nulle part un acquis. C’est plutôt une conquête permanente. Il appartient, avant tout, aux journalistes d’y veiller en faisant preuve de rigueur.

A toutes fins utiles, nous publions pour nos lecteurs le discours prononcé à l’occasion de cette célébration par le président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA.

 

Rodrigue

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