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Mercredi 27/06 : Le dernier round d’un ultime dialogue

Le temps de la vérité et du patriotisme : Au-delà des clichés

Le Togo a son histoire propre. Notre spécificité et ce qui nous distingue des autres et nous unit plus que tout, c’est cette appartenance à un pays, notre patrimoine commun.

Il serait fastidieux de revenir sur le cheminement du combat pour la démocratie dans notre pays depuis le début des années 90 avec ses hauts et ses bas.

Dans cette aventure, notre classe politique et particulièrement l’opposition, a péché par trop d’enthousiasme et d’euphorie.

En raison de l’inculture politique des principaux acteurs issus de l’opposition, à une exception près, ce qui se fait de mieux ailleurs a été mal fait chez nous. Le cas de notre voisin de l’Est en a été une parfaite illustration.

Le Togo est un petit pays en terme de population et de superficie donc facile à développer. Paradoxalement, les responsables de l’opposition ont farouchement opté pour l’intransigeance et l’entêtement injustifiés.

D’aucuns ont cru, à tort, qu’il suffit de mettre 20.000 ou 50.000 militants en branle dans la rue pour incarner les aspirations profondes du peuple.

Il est aujourd’hui temps, vraiment grand temps pour une prise de conscience réfléchie.

Au jour d’aujourd’hui, l’opposition est à la croisée des chemins.

Pourquoi ? Parce que la coalition a monté la barre trop haut en faisant croire à leurs militants qu’ils ont toutes les cartes en main. Il se trouve que ce n’est pas le cas. Autant le reconnaitre et tout deviendrait soluble.

Le mercredi 27 juin 2018 aura lieu à Lomé le dernier round d’un ultime dialogue.

Ce qu’il faut dire c’est que, dans la sous-région ouest-africaine, aucun pays n’a autant initié de dialogues depuis la rencontre de COLMAR en France jusqu’à présent.

Point n’est aujourd’hui besoin de se fourvoyer. Le dialogue n’est pas un lieu où on impose un diktat. Le dialogue est une opportunité à saisir pour avoir au moins le minimum et se sauver la face.

Lorsqu’on accepte le dialogue, il faut accepter le compromis. Et qui dit compromis accepte de fléchir sur sa position initiale pour le bien de tous.

Le mercredi 27 juin 2018 sera l’occasion à prendre et à ne pas rater.

Les protagonistes de la scène politique doivent faire leur examen de conscience.

En l’espèce, nous sommes devant la vérité et le patriotisme. Le comportement des uns et des autres permettra d’en juger.

Ou l’opposition et le pouvoir acceptent des compromis et on parvient à une solution consensuelle pour une paix des braves ou les positions restent figées et Faure GNASSINGBE aura tout le contrôle de la situation puisqu’il a fait la preuve qu’il a la maîtrise du terrain. Nous devons agir au-delà clichés en tenant compte de nos réalités propres.

En conséquence, nous sommes fondés de parler du dernier round d’un ultime dialogue. Autrement, tout nous échappera et la CEDEAO prendra le relais.

Nous osons encore croire que les responsables de l’opposition ont conscience du risque et des enjeux. A chacun sa guerre.

 

Rodrigue

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