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Mgr KPODZRO, le pyromane, dans ses basses besognes

Décryptage : L’art de mentir vrai : Quand un prélat a pactisé avec le diable

Le mardi 29 janvier 2019, Mgr. Philippe Fanoko KPODZRO, Archevêque émérite de Lomé a fait une sortie médiatique remarquable, négativement remarquable bien entendu.

Il s’agit d’une conférence presse qu’il a organisée à Brother Homé (à Lomé).

Au cours de cette rencontre avec les médias, le prélat a lu une déclaration liminaire fleuve de 11 pages qui prouve que, malgré tout ce qu’il avait déjà fait et dit dans un passé récent, il a encore beaucoup à ajouter, poussé qu’il est par la rage de vengeance.  Car, en guise d’exposé liminaire, c’est plutôt un testament politique qu’il a présenté aux journalistes et à toute l’assistance.

Le mercredi 06/02 courant, le même KPODZRO a été reçu comme invité dans l’émission Actu débat sur Radio Métropolys. A cette occasion, il a parlé et dit des choses incroyablement saisissantes au point qu’un commentateur a comparé ses propos à une diarrhée verbale. Il a franchement déblatéré.   Là-bas également, seule la politique était au centre de ses préoccupations et il n’y était pas allé avec le dos de la cuillère.

Le vendredi 8 Février, le même et toujours KPODZRO a rendu visite à Kpatcha GNASSINGBE à la prison civile de Lomé. Il a saisi l’opportunité pour décocher des flèches empoisonnées par-ci, par-là avec la couverture des journalistes invités à dessein. Et de conclure qu’il se propose de rencontrer le Président pour lui parler des difficultés dans ce milieu carcéral. Ainsi, au moment où la C14 assommée se cherche, KPODZRO seul défraie la chronique et occupe le terrain médiatique et politique au nom de sa détermination à régler coûte que coûte les comptes.

Le décor est ainsi planté.

Face à cette situation, nous avons le devoir de tenter un décryptage professionnel pour éclairer nos lecteurs sur les dessous réels de ce comportement inqualifiable d’un homme supposé homme de Dieu et qui normalement, doit œuvrer à la consolidation de la paix dans son pays en posant des actes plus réfléchis.

Nous savons tous, nous qui le connaissons, que le talent de KPODZRO, chantre de la révolution permanente, se trouve dans sa propension à encourager des combats politiques nourris de polémiques incendiaires. Sur ce plan, en dépit de son âge avancé, 87 ans, il est impossible de réfréner ses pulsions conflictuelles. Le parcours d’engagement de ce prélat est connu. Sa posture envers le pouvoir togolais s’assimile à une cabale qui trahit en permanence sa finalité insurrectionnelle. Il ne veut aucun bien pour le peuple togolais. En revanche, il veut assouvir sa soif inextinguible de vengeance.

Un prélat doit être au service de Dieu. Et, puisque Dieu est AMOUR, celui qui a pour mission de l’incarner doit cultiver le pardon et la tolérance pour réunir les citoyens dans la société.

Malheureusement, le rôle de Mgr KPODZRO s’inscrit dans une dynamique vindicative et haineuse, c’est-à-dire tout le contraire de ce qu’il devrait faire.

De quoi s’agit-il ? Venons-nous en au fait.

Au moment de sa consécration comme Evêque à Atakpamé, KPODZRO avait eu des démêlés avec les militants du RPT. C’était au temps de la dictature pure et dure sous feu EYADEMA. Et, il faut dire que KPODZRO lui-même ne savait pas tenir sa langue.

Au finish, la cérémonie a été déplacée et organisée à la cathédrale de Lomé. Pour KPODZRO devenu Evêque, EYADEMA a commis un crime impardonnable de lèse-majesté. Et depuis ce temps, il n’a de cesse de  combattre le régime et de tout mettre en œuvre pour l’éradiquer. Pour lui, c’était devenu un abcès de fixation, une obsession, bref une mission sacrée sur terre.

Tous ses actes ont un relent viscéral de haine implacable et de vengeance.

A preuve, dans la foulée du discours de la Baule, le Togo, comme tous les pays du précarré français, a connu beaucoup de soubresauts politiques. Le pays était au bord du gouffre après le soulèvement populaire de 05 octobre 1990. Mgr DOSSEH-ANYRON, Archevêque de Lomé, était jeté en pâture, objet d’un lynchage médiatique en règle à cause de sa proximité avec EYADEMA. C’est à cette époque que la problématique de l’organisation de la Conférence Nationale était d’actualité. KPODZRO a été préféré à Mgr DOSSEH vomi. Choisi pour présider le présidium de la Conférence Nationale, KPODZRO, à la manœuvre, a commis plusieurs bourdes. Il avait en main l’occasion rêvée pour bouter EYADEMA dehors, en douce comme au Bénin voisin. Mais puisqu’il avait le diable au corps et qu’il voulait en finir au plus vite, il n’avait pas su faire preuve de doigté. Il s’était comporté comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Aussi, il avait tout bousillé en paraphrasant, dès le départ, l’homme politique français MIRABEAU à la fin de son discours en ces termes : « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ». Il avait jeté délibérément l’huile sur le feu eu égard à la tension politique qui prévalait.

Il faut aussi reconnaître que KPODZRO avait consciemment armé l’esprit des participants à la Conférence Nationale alors que EYADEMA était tout disposé au compromis parce que très fragilisé.

C’était le tournant, la Conférence Nationale Souveraine s’est transformée, par la faute de son président, en une sorte de tribunal populaire avec des montages de toutes sortes, des invectives, des mensonges, des dénigrements et des menaces. C’était tout simplement une tribune de haine et d’intolérance. Pendant ce temps, Mgr KPODZRO buvait du petit lait et observait la scène avec délectation. Au lieu de colmater les brèches, d’arrondir les angles pour parvenir à un compromis national, et pour trouver une issue qui aboutirait à la réconciliation des Togolais, entre eux, ce prélat vindicatif, haineux et intolérant était heureux parce qu’il avait entre ses mains le sort d’EYADEMA, son tourmenteur. Et sa finalité était de l’écraser, de l’humilier. Il n’avait pas appris de son collègue Mgr Isidore de SOUZA du Bénin qui a conduit à son terme un processus démocratique sans heurt alors que les propos de KPODZRO à la CNS faisaient grincer les dents.

Le résultat final n’était pas réjouissant. EYADEMA, acculé et dos au mur, a réagi en bon militaire en organisant sa défense de la façon la plus appropriée.

La preuve a été ainsi définitivement faite que ce prélat exalté a toujours été naturellement clivant. Lorsqu’il parle de l’alternance c’est-à-dire du départ de Faure du pouvoir avant sa mort, on comprend aisément que l’homme est profondément injuste et outrageusement prétentieux.

Animé par une spirale infernale de la haine, KPODZRO n’avait pas su se ressaisir pour se rattraper lorsqu’il fut nommé président du Haut Conseil de la République. Le parlement de transition, sous sa direction, était devenu une véritable arène où, de sarcasmes en pugilats, ce qui devait arriver arriva ; la baraque fut cassée lorsqu’il n’avait pas su refréner l’ardeur belliqueuse de ses affidés qui voulaient coûte que coûte faire dissoudre le RPT contre toute raison.

C’est en ce moment que la banquise avait craqué et les visages découverts.

Dans notre intime conviction, KPODZRO a, en définitive, raté deux opportunités historiques majeures de réconcilier les Togolais avec eux-mêmes et de faire de notre pays un havre de paix même s’il est évident que nous ne sommes pas en guerre.

Aujourd’hui, il évolue dans une incohérence permanente qui risque de mettre la République en péril parce qu’il continue à broyer du noir pour avoir pactisé avec le diable.

Après le décès de EYADEMA, Mgr KPODZRO a posé un acte gravissime. Sous d’autres cieux, il devrait le payer cher. Voici les faits :

En 2005, KPODZRO a détourné les fonds d’une Association religieuse destinés aux démunis. Il a ainsi disposé de 97.000.000 Frs, somme qu’il a remise à un certain Da Silveira pour acheter des armes au Libéria dans le but de chasser Faure du pouvoir. Le complot fut éventé et KPODZRO interrogé. Il avait reconnu les faits et devait être déposé à la prison. Faure GNASSINGBE lui avait évité l’humiliation en lui accordant le pardon, d’où sa libération. Ceux qui prétendent aujourd’hui qu’on veut l’arrêter, sont venus trop tard dans un monde trop vieux; Faure a d’autres chats à fouetter.

Voilà, la nature d’un homme supposé serviteur de Dieu qui, en revanche, se trouve être le symbole vivant de la méchanceté humaine. Toutes ses déclarations de ces derniers jours ne sont ni plus ni moins que de la propagande politique. Il entretient le feu pour une autre échéance diabolique.

Dans ses propos, deux choses ressortent. Il voulait absolument que l’article 59 de la constitution de 1992 soit rétablie dans sa version originelle et que la fameuse phrase « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats » soit retenue. Autrement, dans son imagination confuse, il prétend que la réforme qu’il sait imminente, n’aurait aucun sens.

Pire, il prophétise que Dieu lui donnera la vie jusqu’à l’alternance au Togo. En clair, jusqu’au départ de Faure.

KPODZRO est prétentieux et il ne réussira plus rien dans ses basses besognes parce que Dieu ne peut pas exaucer les vœux d’un prélat qui a pactisé avec le diable.

EYADEMA avait toujours dit : « Si ce que je fais est bon, que Dieu me laisse continuer. Si ce que je fais est mauvais, que Dieu me barre la route !!! » Et alors ?

Contrairement à ce que beaucoup pensent, KPODZRO n’est pas frappé de sénilité. Il est mauvais, très mauvais, très très mauvais. Il ne veut qu’assouvir sa vengeance. Il est maintenant constant que KPODZRO revient toujours à la charge lorsque l’opposition est essoufflée. Et c’est toujours dans le but d’attiser le feu pour entretenir la flamme de l’insurrection.

L’alternance, dans de telles conditions, ne peut que faire du tort au peuple togolais et nous éloignera encore plus de la démocratie. Le prix à payer risque d’être trop lourd.

Nous avons lu et entendu les savantes formules qu’il a employées dans ses déclarations. Nous avons constaté que les belles tournures et les citations de Dieu qui ont émaillé ses prédictions ne résistent à aucune analyse sérieuse. On ne peut pas dire qu’on ne nourrit pas de haine envers quelqu’un et le jeter aux gémonies sur les médias. Le cas de BAWARA par exemple en est une illustration.  C’est pourquoi nous dirons qu’il maîtrise l’art de mentir vrai. De tout temps, il n’a jamais baissé le poing. C’est désespérant et triste. Autrement, il ne peut pas transposer une haine de père en fils. Il est devenu le symbole des contre faits et il fait la honte de l’Eglise catholique au Togo. Tout le monde a compris qu’en République démocratique du Congo, la CENCO a sauvé la mise et a su préserver l’intérêt général pour éviter le chaos au pays à un moment crucial. C’est un exemple de sagesse à suivre. Il est temps pour que KPODZRO le comprenne. Sinon, il découvrira, à ses propres dépens, qu’il n’est pas Dieu

Rodrigue

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  1. lecombatdupeuple says:

    Nous avons lu avec attention et beaucoup d’intérêt tous les commentaires qu’ont suscité l’article paru dans notre édition C.P N°996 du 11 au 15 février intitulé ” Mgr Kpodzro, le pyromane, dans ses basses besognes”.
    Aussi, nous tenons à apporter les précisions ci-après. Nous nous sommes inspiré des faits récents et de la gravité de certains actes individuels posés dans un passé antérieur par ce prélat avant de publier ledit article. Il ne s’agit, en aucun cas, d’un article ciblant l’Eglise catholique que nous respectons profondément et encore moins le clergé togolais dans son ensemble. Nous tenons à apporter cette précision de taille au regard des réactions passionnées et épidermiques qui fusent de part et d’autre depuis la publication de l’article. Pour notre part, nous ne pouvons pas vouloir une chose et son contraire à la fois. La démocratie que nous appelons de tous nos vœux implique certaines règles élémentaires parmi lesquelles la liberté d’expression dont nous nous prévalons pour rédiger nos articles. Il ne s’agit nullement d’une cabale contre un homme qui, à notre avis, a raté le coche parce qu’il a joué un rôle néfaste à un moment décisif de l’histoire de notre pays. Nous mettons au défi quiconque de nous apporter la preuve contraire de ce que nous avons écrit dans notre article. Autrement, les commentaires auxquels nous assistons ne sont qu’une façon malsaine de nous imputer ce que nous n’avons pas dit et d’abandonner la proie pour l’ombre.

    Lucien MESSAN

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