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La page des législatives 2018 définitivement tournée

Retourner à l’essentiel : Beaucoup d’appelés mais peu d’élus

            Les législatives du 20 décembre appartiennent désormais à l’histoire. La Cour Constitutionnelle a, en effet, procédé à la proclamation des résultats définitifs du scrutin le lundi 31 décembre 2018. Au terme de sa décision, le parti UNIR obtient une majorité confortable avec 59 sièges et se classe comme le premier parti en terme de poids politique au Togo, suivi de l’UFC qui obtient 7 sièges, le NET 3 sièges, le MPDD et le PDP s’attribuent respectivement 2 sièges, le MRC a à son actif 1 siège et les candidats indépendants raflent les 18 sièges restants. En tout état de cause, les autres formations politiques, participationnistes, ont été renvoyées aux vestiaires, non pas parce qu’elles ont démérité mais parce que les législatives ont été si polémiquées par les non-participationnistes que le jeu a été faussé dès le départ. Les populations qui, dans leur écrasante majorité, en étaient venues à tomber dans la confusion sur la tenue du scrutin, ont préféré voter plus pour les partis que pour les hommes censés les représenter à l’hémicycle.

            Toutefois, n’en déplaise à ceux qui ont tenté, vaille que vaille, de créer un climat délétère pendant la campagne électorale et même le jour du scrutin, l’opinion objective nationale et internationale retiendra que, une fois de plus au Togo, les élections ont été organisées dans un processus sans violence doublé du satisfecit de tous les observateurs nationaux et de tous ceux qui ont été dépêchés dans notre pays pour la circonstance par la CEDEAO, l’UA etc.

Le Togo, en dépit de toutes les négativités qu’on veut lui attribuer en terme de mauvais élève et de pourvoyeur de mauvais exemple, est en train de devenir un modèle. Car, de l’avis de plusieurs observateurs, les élections législatives du 20 décembre 2018, telles qu’elles ont été organisées, étaient une des plus démocratiques en Afrique. Mieux, elle a été organisée de bout en bout avec l’assistance et l’accompagnement technique de la CEDEAO qui ont joué un rôle de parrain.

            A présent que la Cour Constitutionnelle a rendu son verdict qui n’est autre que celui des urnes, il est plus qu’urgent que les Togolais se ressaisissent. Certes, les résultats n’ont pas été du goût de tous mais cela aussi relève de la norme. Car, aucun candidat à un examen quelconque ne se réjouit lorsqu’il échoue, même quand il sait qu’il n’a pas été à la hauteur des épreuves. C’est un sentiment humain qui se retrouve aussi au niveau des élections où seuls les grands d’esprit reconnaissent sportivement leur défaite et congratulent les vainqueurs.

            Mais les Togolaises et les Togolais doivent comprendre et ce, dès à présent, qu’il y a toujours beaucoup d’appelés mais peu d’élus.

En définitive, la vie de la nation ne s’arrête pas à un hémicycle de 91 sièges. Nous restons convaincus que chaque citoyen, à quelque niveau qu’il se trouve, peut apporter sa contribution à la construction de l’édifice national. Il faut donc mettre balle à terre, retourner à l’essentiel et surtout savoir se fixer des limites pour éviter de tirer constamment le pays en arrière. Autrement, la sentence du tribunal de l’histoire ne tardera pas à s’abattre sur les ennemis du progrès.

            Après le pari des législatives libres, transparentes et équitables, il ne reste plus que la relance de l’économie fragilisée par les mouvements de contestation d’une certaine opposition en mal de sensation forte soutenue par certains recalés de la politique qui se sont constitués en organisation de défense des droits de l’homme. Et, à notre avis, cela est plus du ressort des dirigeants en l’occurrence du Chef de l’Etat censé donner une orientation nouvelle pour une évolution qualitative des choses. Quant au peuple togolais, il a déjà joué sa partition.

Julles

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