Actualités Politique

La source de la chienlit au Togo : L’inculture politique principale cause du mal togolais

– Ce que Faure ne devait pas faire

– Ce que FABRE devait comprendre

La gestion d’un pays, quelles que soient les finalités poursuivies et les motivations des uns et des autres, doit répondre à un minimum de règles de vie commune.

Nous ne devons jamais perdre de vue que la parole est un sport de combat. Nous devons donc en faire un usage réfléchi et mesuré pour éviter les dérapages et autres dérives susceptibles de créer des désagréments préjudiciables aux autres et à notre pays dans son ensemble.

Au Togo, nous avons fait deux constats grâce à nos observations de l’actualité politique :

1°/ Il s’agit de mettre l’accent sur les actes que le Président Faure GNASSINGBE ne devait pas poser mais qu’il a autorisés.

En effet, au nom de l’apaisement mal compris, il a laissé la porte ouverte à tous les abus de ses adversaires politiques qui l’accusent d’être un dictateur. De la sorte, il a semé et laissé prospérer dans l’opinion, une réelle confusion entre la démocratie et l’Etat de droit. Les opposants qui violent allègrement les lois de la République, comme c’est souvent le cas pour FABRE et ATCHADAM, sont traités avec condescendance. Une telle approche a permis à ces pyromanes patentés de se comporter comme des sauveurs du peuple alors qu’en réalité, ils sont des hors-la-loi c’est-à-dire des citoyens qui se croient au-dessus des autres et, par ricochet, hors de la loi.

Ces deux politiciens cités plus haut sont ainsi devenus des chantres de la violence et vouent un véritable culte à la sublimité de l’insurrection considérée, selon eux, comme moyen légal de conquête du pouvoir politique.

Ainsi, sans le vouloir, le Président Faure a fabriqué des monstres politiques qui n’hésitent pas à prôner la voie du chaos pour satisfaire leur égo, en toute impunité.

Face à cette situation, que dire et que faire ?

Il est désormais permis de dire que le pouvoir et la coalition des 14 partis politiques ne peuvent pas accorder leurs violons pour résorber la tension politique qui caractérise la vie de tous les jours dans notre pays et que les gens appellent abusivement crise. C’est pourquoi les deux parties se sont opportunément entendu pour solliciter la facilitation de la CEDEAO dont l’épilogue s’annonce pour le 31 juillet courant c’est-à-dire demain.

En prévision de cette finalité, chacun y va de ses analyses, de ses interprétations ; et les enchères vont bon train. C’est triste, car lorsqu’on est incapable de résoudre un problème et qu’on s’en remet aux autres, la moindre des choses, c’est de faire preuve d’humilité.

Il est sûr que rien n’empêchera la CEDEAO de prendre ses responsabilités. Il appartiendra, à son tour, au Président Faure GNASSINGBE de prendre les siennes et de privilégier dorénavant le respect strict des lois de la République sans aucune faille pour éviter la réitération de la situation qui prévaut actuellement.

Au jour d’aujourd’hui, la Justice togolaise, l’un des trois piliers de la démocratie ne sait plus à quel saint se vouer entre le respect  effectif des lois et les atermoiements de l’Exécutif qui la paralyse. On ne peut pas diriger efficacement un pays sans faire preuve de fermeté au mépris du droit.

2°/ Ce que FABRE ne devait pas faire mais qu’il continue de faire et qu’il doit comprendre.

Il est courant de constater que lorsque FABRE s’exprime, il prétend incarner les aspirations profondes du peuple togolais qu’il méconnait pourtant profondément et qu’il méprise au plus haut degré.

 Dans tout pays au monde, lorsqu’on appelle le peuple au soulèvement général pour mettre un terme à l’ordre constitutionnel établi, on commet un crime contre l’Etat. Notre constitution l’a prévu en son article 148. Il fallait s’en tenir à cette stipulation. Et nous ferions l’économie des dérives.

Mais au Togo, la loi ne s’applique ni à FABRE, ni à ATCHADAM. Et pour cause. On les ménage.

Par ailleurs, nul n’ignore que le Togo n’est pas un pays en perdition qu’il faut sauver. Tous les observateurs avisés en ont conscience.

 En croyant FABRE dans ses élucubrations, nous risquons d’aller vers une dictature de la pensée unique. Car, l’expérience a prouvé que ceux qui se présentent en libérateur des peuples, finissent rapidement en dictateurs au nom de la pensée unique.

Ce que beaucoup de Togolais ne savent pas, c’est que Jean-Pierre FABRE est le premier ennemi de la liberté de la presse au Togo. Son parcours politique en est une illustration. Il ne supporte pas les critiques.  Quand un journaliste lui sert de relais, il en fait un prince puisqu’il se considère comme roi dans une république. Le cas de notre ex-confrère Pedro AMUZUN en est une preuve irréfutable.

Dans sa posture de défenseur du peuple, FABRE n’est ni plus ni moins qu’un usurpateur, parce qu’il n’a pas qualité à parler au nom du peuple souverain qui s’exprimera au moment opportun, dans le respect de la légalité républicaine, à travers les urnes.

A la veille donc de la publication des recommandations de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO sur le Togo, nous devons éclairer l’opinion pour éviter le saut suicidaire qui sera le choix de l’aventure. Autrement, ce serait faire l’apologie de l’inculture qui gangrène nos mœurs politiques.

Une chose doit retenir notre attention. Si le sommet conjoint CEDEAO-CEEAC se tient dans la capitale togolaise, Lomé, c’est un signe qui ne trompe pas. Faure, en dépit de tout, a la confiance de ses pairs. Autrement, le Togo ne serait pas élu, en ce moment précis, à la tête de la commission Paix et Sécurité de l’Union Africaine. Nous devons savoir lire entre les lignes.

A bon entendeur salut.

Rodrigue

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