Politique

UNIR a démontré que son champion n’est pas seul.

Politique : Les manifestations de rues et les réactions

Le 29 Août 2017, les partisans et sympathisants du parti UNIR ont déferlé dans les rues de Lomé pour démontrer que le Président Faure GNASSINGBE n’est pas seul et qu’il peut compter sur eux.

Cette manifestation pacifique gigantesque, organisée dans la discipline, a impressionné tous les observateurs. C’est ce qu’on appelle la force tranquille de la majorité  silencieuse.

Comme, il fallait s’y attendre, les détracteurs du régime, ceux-là qui ont fait du dénigrement leur tasse de café, n’ont rien trouvé de mieux à dire qu’en prétextant que les manifestants ont été soudoyés par UNIR pour sortir nombreux.

Que répondre face à cette mauvaise foi ? Sinon que le Togo n’est la propriété d’aucune composante de la classe politique. Faure a fait la démonstration que c’est les tonneaux vides qui font du bruit.

Ceux qui s’amusent à proclamer à tout vent qu’ils parlent au nom du peuple togolais se font des illusions. Le peuple, c’est l’ensemble de tous les Togolais. Ceux qu’on a vu dans les rues le 29 Août pour soutenir le parti au pouvoir, ont aussi le droit de manifester parce que leur conviction le leur dicte.

Prétendre qu’ils ont été payés est politiquement incorrect.

C’est donc faire injure à l’intelligence d’une partie du peuple que de croire que la démocratie est synonyme de la pensée unique et que les vociférations de l’opposition sont une vérité d’Evangile.

Les affidés de l’opposition ont également, par  dépit, soutenu qu’en raison de la marche des partisans de UNIR, l’administration a fonctionné au ralenti alors que le Gouvernement leur avait toujours déconseillé de marcher les jours ouvrables. Nul ne doit se prévaloir de ses propres turpitudes.

En politique, chacun utilise les moyens dont il dispose dans son arsenal. Si la marche de UNIR peut paralyser l’administration, l’opposition doit en tirer les conséquences. On se rappelle que pendant les troubles socio-politiques des années 1990, les manifestations de l’opposition ont mis le régime EYADEMA à genoux. C’est donc la réponse du berger à la bergère.

Garant de la constitution et de la légitimité républicaine, le Président Faure GNASSINGBE ne peut pas s’offrir le luxe de se priver de ses militants lorsque l’opposition a choisi de se servir de la rue pour le contraindre au départ.

En 1968, l’opposition incarnée par François MITTERAND, les syndicats et la société civile, avait occupé les rues de PARIS en organisant des manifestions pendant un mois. Le Général de GAULLE, à l’époque Président de la République, était en Irlande où il passait ses vacances.

Dès son retour en France, il a fait appel aux militants et sympathisants de son parti. C’était une déferlante. Et le Général, fort du soutien populaire écrasant, a rejeté, point par point, toutes les revendications de l’opposition.

Il avait dissout l’Assemblée Nationale et après sa victoire à l’élection législative qui a suivi, il a repris la situation en main.

Ce que le parti UNIR a fait est de bonne guerre. Il est dans son rôle de parti au pouvoir.

Les militants de UNIR ont réagi comme cela se doit et n’ont rien à se reprocher. Il n’y a aucune honte à soutenir son champion. Leur marche est dissuasive.

Dorénavant, les responsables de l’opposition doivent comprendre qu’ils n’incarnent pas à eux-seuls, les aspirations du peuple.

Le peuple ne se résume pas aux militants de l’opposition, ni aux démagogues populistes.

Nous sommes dans un processus démocratique. Nul n’a le droit de tourner son adversaire en dérision. Car, en politique, il faut tenir compte de la configuration du terrain pour agir.

Les animateurs des réseaux sociaux ne sont que des démagogues qui prennent leur rêve comme une réalité. Ils confondent vitesse et précipitation. C’est des pyromanes irresponsables.

Il vaut mieux, pour réussir les réformes, accepter de trouver un consensus avec le pouvoir. Autrement, c’est peine perdue.

Une réforme ne se fait pas sous pression. Elle se fait par nécessité et il faut s’investir intelligemment pour y parvenir ensemble avec tous les protagonistes de la scène politique. On ne fait pas les réformes contre celui qui est au pouvoir. Il n’y a qu’au Togo où on observe ce paradoxe.

Rodrigue

 

Related Posts

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *