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Vers un référendum constitutionnel pour trancher le débat

Togo : La légalité face à la diaspora

 

Quand, dans un pays, les hommes politiques n’arrivent pas à s’entendre pour trouver un compromis susceptible d’apaiser le climat et la cohésion sociale, le droit doit être appelé à la rescousse. C’est le cas de notre pays dans le contexte actuel.

Au Togo, toutes les Institutions de la République fonctionnent normalement. Les partis politiques s’expriment librement et organisent, sans entrave, des manifestations de rues pour faire entendre leurs voix en ce qui concerne la gouvernance du pays. C’est cela la démocratie. Ailleurs, les choses ne se passent nécessairement de la même façon. Le cas de la Turquie en est une illustration. Et pourtant, la Turquie n’est pas en marge.

Au Togo, on jouit de toutes les libertés, mais on pose des exigences qui violent de façon flagrante les lois de la République si ce n’est la constitution elle-même.

Selon tous les observateurs, l’opposition souffle le froid et le chaud. Elle demande une chose et son contraire à la fois.

Tikpi ATCHADAM parle de dilatoire lorsque le pouvoir accepte ses propositions et adopte en Conseil des Ministres un avant-projet de loi pour satisfaire ses doléances. Ce  tribun harangueur de foule soutenu, d’une part, par des militants grégaires et commandité d’autre part, par des opposants qui personnalisent le débat politique, se croit un sauveur. Si ses militants dont la majorité appartient à son ethnie, sont prêts à avaler toutes ses vomissures, les autres Togolais réfléchissent et ne vont pas le suivre aveuglement. Où est le dilatoire lorsque tu demandes quelque chose que l’adversaire accepte ? C’est plutôt la surenchère qui est dommageable surtout lorsque le rapport des forces n’est pas en faveur de celui-là qui nourrit l’illusion d’être le plus à même d’imposer sa loi.

Quand FABRE s’exprime, on a la nausée parce qu’il excelle dans l’amalgame et mélange les torchons et les serviettes. Il oublie qu’au Togo, le pouvoir n’est pas dans la rue, sinon depuis qu’il était lui-même dans la rue, il allait le ramasser. Nous avons en notre possession des  informations qui nous confortent dans le sentiment que Faure GNASSINGBE ne quittera pas le pouvoir par la force de la rue. Autrement, l’armée interviendra. Car, la falsification grossière de l’histoire de notre pays dans le but évident d’escamoter la vérité historique ne peut pas contribuer à trouver une solution aux problèmes de notre société. Les déclarations incendiaires et fantaisistes qui ne tiennent pas la route parce que sans aucun fondement juridique, ne sont pas une panacée à la démocratie.

Dans un tout autre registre, nous tenons à souligner que les Togolais de la diaspora particulièrement ceux vivant en Allemagne, majoritairement d’ethnie Tem se moquent de l’intelligence de ceux qui sont sur le terrain.

En effet, en Allemagne, la double nationalité est prohibée. Si tu veux obtenir la nationalité allemande, tu renonces à la tienne propre.

Nous avons mené une enquête pour découvrir que la plupart de nos compatriotes résidant en Allemagne ont renoncé à la nationalité togolaise. Ce qui est leur droit le plus absolu. Dans ce cas, ils sont des Togolais d’origine mais ne sont plus des citoyens togolais au sens juridique du terme. Paradoxalement, c’est ces Togolais qui inondent les réseaux sociaux de messages incandescents, qui prônent la lutte armée et qui menacent les partisans du régime, en semant la confusion dans les esprits et en poussant à la violence tout en étant eux-mêmes à l’abri. Ils savent qu’ils ne sont pas obligés de revenir vivre ici et ils font tout pour mettre le pays à feu et à sang. C’est triste.

La constitution de 1992 est lacunaire. Nous l’avons toujours dit parce que c’est la VERITE. Nous ne pouvons pas taire la VERITE pour faire plaisir à nos frères de la diaspora qui se croient plus courageux alors qu’ils ont fui le pays face aux persécutions de la dictature sous EYADEMA pendant que d’autres sont restés.

La politique ne doit pas se faire avec le cœur, mais avec la tête. Le pouvoir doit prendre ses responsabilités, voter la loi avec sa majorité des 2/3 conformément à l’article 144 et les Togolais iront au référendum pour que le peuple s’exprime et tranche une fois pour de bon le débat qui nous oppose.

 

Rodrigue

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